+Me voilà encore une fois devant une "feuille" blanche, incapable de "provoquer" l'inspiration ou du moins de la faire se manifester, prendre toute la place. Je m'aime dans ces moments d'expression intense, manipulant ou même manipulée par les mots (en français, "malheureusement" car si je l'adore et le maîtrise j'aimerais avoir la même relation vis-à-vis de l'allemand). Seulement ils seront toujours trop rares; les mots même magnifiquement utilisés car idéaux ne sauront remplacer tous ces moments vécus fortement, spontanément.
Je suppose toute ma vie être si sentimentale, rester maniaque, préoccuppée par des "détails" comme ce que je mets comme vêtements demain matin, ...
Aurai-je l'audace de partir en Allemagne?
L'important est que j'apprenne toujours plus à aimer vivre, aimer tout court mais pas être Elisa pour autant, écrire, m'épanouir, apprendre à être heureuse et à ne pas dépendre des autres (alors que personne ne m'y a jamais "obligée"). En ce vendredi 1er février 2008, [je vous coupe la fin de la phrase].
Il est vrai que je n'ai plus rien écrit depuis un temps par rapport à la référence-habitude long, longtemps. Hardelot, le Portugal, l'examen de danse, le scolaire, tous ces épisodes ne m'ont pas laissé le temps de me coucher sur autre chose qu'un lit de papier - je suis fatiguée - et ceci au figuré n'a même pas été réalisé, dès lors, faut pas croire ce que je dis. Le fait est que la présence permanente à laquelle je me pends, me balance ensuite comme une enfant dans son jardin au soleil qui étudier ne doit pas encore, m'enlève avec mon aide, m'allège au monde et je ne connais rien jusqu'à présent je dis bien de plus bénéfique, voir plus tard. Et avec tous ces enchaînements, non plus Waltz mais amalgames divers - que c'est flou - je me rends soudain compte qu'à compter sur une duautarcie je crée carrément un vide familial exceptionnellement unique et plus qu'un mois pourtant avant la libération ultime... Le pire est de penser que beaucoup de choses me manquent par à-coups, que d'autres si peu matérielles viendront à me manquer sitôt les ponts scolaires coupés. Le pire est de penser à quel point je change vite, il suffit de comparer ma façon d'écrire avec elle-même. L'essentiel étant que je vais bien, que le soleil ne me fait plus fuir comme la première fois de l'année et que je promets de (me) ménager (ma maison) en écrivant, ici ou ailleurs. De toute façon, qui me lit encore...