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++Voilà j'ai envie de dire un week-end qui s'achève mais point du tout, il ne fait que commencer en fait, seulement je suis décalée. Quoique plus les minutes s'accumulent plus ça passe. Ouf.
J'voudrais écrire quelque chose et que personne ne comprenne rien, mais que pour moi ça soit l'essentiel et que j'aie su mettre au final des mots là-dessus. Seulement ici c'est autant un endroit où je suis soulagée de savoir que certain(e)s viennent, et d'un autre côté je voudrais qu'ça soit secret et où je puisse alors écrire sans aucune contrainte, sans sous-entendus car tout serait entendu. Mais alors où passerait ma légère satisfation d'avoir fait un effort pour trouver un mot toujours plus adéquat ? Elle ne serait plus.
++C'est un des effets secondaires de l'alcool de craquer sur tant de mecs à la fois ? Et je souris parce que ça fait tell'ment longtemps ça m'était pas arrivé de dire ça, mais alors le penser encore moins. J'en compte bien huit. Même des à qui j'ai à peine parlé et que j'connaissais pas y a heuu 24 heures. Même des qui sont casés, même tous des plus grands que moi, même des avec qui toute relation est impossible et je le sais et je m'en fous je ne fais que voir leurs visages heureux ou les imaginer heureux tout court à l'intérieur avec et grâce à leurs copines respectives. Alors je faisais que les regarder et profiter d'une main sur une hanche pour 2 secondes et demi, croiser leurs regards, discuter et me sentir bien. Me sentir bien. Après tout ça... qu'on aurait eu peur pour moi, que j'ai eu peur moi-même parce que même ailleurs et je ne m'en rappelle que par flash il y a un minimum de conscience qui reste en moi. Je crois. J'm'excusais tout l'temps j'disais que j'avais peur. J'disais sûrement des conneries, je savais quand même plus ou moins où j'étais. Je n'habitais plus tout à fait mon corps. Jusqu'à ce que je le voie se réveiller (l'expression comme dans
Trois nuits) (je grelottais il pleuvait sur la tente). Mais pas si fort. Mais dans l'coeur j'croyais ça serait plus vivant mais pas tant, comme si c'était
normal. Où est le normal dans tout ça ? C'était égoïste de ma part oui c'est dégueulasse quelque part de profiter de tant d'attention, cet élan affectif moralement présent comme un écho lointain mais présent quand même pour rappeler... que je suis quelqu'un. Qu'on me fasse pas douter ou je m'écroulerais une nouvelle fois. Putain ça équivaut à dire que je suis qu'une faible qui se noie dans l'alcool et qui en est contente voire fière mais en même temps dégoûtée juste après si bien qu'elle ne veut plus y retoucher ? Ca équivaut à dire ça ? Même fatiguée même un peu perdue mon français me reste. Lui alors... Heureusement.
++Fin du
flash b(l)ack, même si mon récit n'est qu'analepses parce que je n'écris qu'au présent et au passé et en aucun cas au futur ou si exceptionnellement et toujours en questionnement alors mieux vaut éviter. Alors après mon squat, mon jeûne (et je suis retombée à 53.1 ça faisait des mois que ça m'était pas arrivé, enfin c'est la première fois que j'y descends parce que je n'ai fait que prendre en grandissant et c'est normal) (j'ai quand même de nouveau faim là je reste un estomac sur pattes), le 72 le rond-point de Hondelange, je suis rentrée j'ai dormi j'ai rien compris j'avais l'impression d'être encore atteinte (je l'
étais) ma mère me parlait j'oubliais de sitôt je somnolais. Après une remise en état (Dieu inventa le maquillage ^^) rebelote : rond-point de Hondelange dans le sens inverse et en voiture et j'étais à ce fameux concert. Bien sûr il m'a plu, non je regrette pas d'm'être un peu obligée à y aller (par rapport à ma fatigue) (heureusement j'avais prévu depuis longtemps dans ma tête alors ça a repris le dessus). J'ai été agréablement surprise, parce que c'était une première en live pour moi et que par rapport aux versions enregistrées qui m'ont servi pour apprendre les paroles... non ça se compare même pas. Y avait les basses dans la poitrine, il y avait le rythme accéléré, il y avait la musique dans les oreilles et puis ces chansons qui semblaient courtes en fait, j'étais contente d'être là, j'me sentais heureuse. Pas comme avec Indochine parce que je connais pas personnellement les membres du groupe et qu'ils sont connus internationalement, mais presque mieux parce que je les connais je peux leur parler en vrai et une relation humaine même si elle n'est pas appelable (?) relation mais rien qu'une discussion entre deux êtres c'est irremplaçable. Enrichissant. Et décevant pour ma part quand on en attend toujours plus, en fait
trop mais peu importe tant pis pour moi.
Et tu me regardes et tu me souris et je me sens forte et ce n'est qu'illusion et pourquoi je suis sa soeur? Je ne cherche qu'à jouer de mon charme parce qu'on m'a dit j'en ai je prends ce qu'on me donne j'essaye de me construire avec. Tu me plais (comme d'autres je l'ai dit) mais les autres sont déjà casés et je ne suis pas une briseuse de couples je ne saurais pas faire ça, puis toi tu m'as dit quelque chose qui fait que c'est un défi de te plaire. Un défi à relever. En fait j'aime 'co bien les Straws et les autres groupes qu'on a pu entendre, faudra que je m'débrouille pour me procurer des morceaux à écouter. J'ai bien fait d'aller m'changer les idées. Puis j'les connaissais ces paroles, c'était plaisant cette spontanéité.
++C'est comme un rêve qui s'achève. Un rêve très bon très mauvais très long si court.
Cette
putain de 4ème que j'ai rien compris qu'on est en août et que j'me suis rendue compte cette nuit qu'on était le onze ça va être la fin des vacances et ces trois examens qui se rapprochent à grands pas et qu'ai-je fait de ces vacances ? Elles étaient tell'ment différentes des autres années, moins euphoriques moins heureuses moins paradisiaques et ensoleillées que celles auxquelles j'étais habituée que j'aurais pu revivre.
Puis le rêve de l'euphorie de l'alcool et encore celui du concert quand même. Ensuite l'après, le maintenant, bientôt "avant" car le temps passe. Enfin... voilà. Je ne réalise pas encore tout à fait. Et je pleurais il y a un instant. Et je me sentais loin de tout le monde. Quel exutoire...
I don't wanna fall to pieces.++Mais évidemment je suis frappée t'as lu mon texte en entier c'est fou je suis atteinte et en plus de ça perpétuellement jalouse de tout, comme si je me rabaissais incessamment à me dire que j'avais besoin de trouver ce quelque chose différent à chaque fois car personnel chez chacun(e) en qui je vois de la personnalité, comme si chacun(e) avait du talent au moins dans un domaine et moi pas (alors que c'est pas vrai j'ai bien une chose de bien (j'espère)) ou alors si, mais quelque chose de pas unique. Et c'est ça qui me manque, avec de l'audace mais elle viendra avec l'unicité du talent que je cherche encore.
++Et j'emmerde les adultes (voilà encore un paradoxe puisque je ne cesse de m'entourer de plus grands bientôt adultes, ce qui à force est peut-être malsain ?) (c'est pour ça que j'ai changé de blog). Je veux tout l'temps m'sentir intégrée dans le monde qui n'est sûrement pas le mien mais qui me tente tant qui est celui de ceux/celles de 17-18-19 ans. Et c'est ça qui me fait me sentir peut-être inférieure ? Parce qu'il y a une histoire d'expérience, de vécu, d'opinion, de responsabilité, de trop de choses. Ne pas grandir trop vite.
Je (ne) suis (qu') une jeune fille en crise d'adolescence, n'est-ce pas ?++Cet article n'a plus d'ordre et j'ai mis trop de temps pour l'écrire alors mon état d'esprit a changé entre le début, la fin, le milieu changé vaguement en cours de route. Tant pis je clique avant que ça ne devienne une drogue d'écrire au point de pas savoir m'arrêter d'avoir tout le temps quelque chose à rajouter à changer, chercher le terme le plus adéquat possible alors qu'adéquat ça veut dire le seul qui convient parfaitement (la perfection n'est pas de ce monde).
Demain j'oserai déjà plus me relire. Et j'ai l'impression d'être encore le matin puisque j'ai ouvert les yeux à 11h44 et que j'arrive seulement PAR TERRE.
Es gibt einen Ausdruck in Deutsch um es zu sagen : die Fußen unter dem Boden verlieren; oder die Übersetzung :
perdre pied.