Il semblerait que le premier soleil printanier d'ailleurs si tôt après cette longue grisaille, cette neige encore récente auxquelles j'avais fini par m'habituer, seulement à découvrir dans le cocon aussi rebaptisé œuf me soit difficile à supporter. C'est ainsi que je me sens soudain biologiquement et en matière d'horlogerie imparfaite distraite puis catapultée quatre mois en avant. Comme si j'en avais besoin pour fuir ! Ca ne fait qu'empirer ma merveilleuse situation et ceci est un joli paradoxe. Donc effectivement, en cette période nocturne je m'épanouis pleinement. Je me réveille en fait après une espèce d'hibernation par procuration puisqu'on ne m'en avait toujours pas donné l'autorisation avec un baiser de prince charmant revisité parce qu'à cheval sur la réalité la moitié du temps certes encore quand même prenante par nécessité c'est moins évident et mille fois mieux en même temps. La conséquence est ici partout un énorme refuge auditorial où les valeurs priment et où l'on existe de manière intrinsèque. Ces termes dithyrambiques bel et bien à l'image de ma conception me hantent et sont omniprésents. Au soleil aveuglée, à présent je goûte à l'anetheté et puisque je n'ai aucune idée d'où je vais j'y cours jusqu'à perdre haleine. L'on s'enlève mutuellement au propre et au figuré complémentaires et je crois aveuglément que cette richesse compense mais ça doit être ma plus belle illusion vitale car compenser n'existe que pour les pieds et ce qui est perdu l'est à tout jamais. Au bal l'Aventurier ne passe qu'une fois et scandaleusement essoufflée à tour de rôle tu es arrivé près d'une année trop tard. Cependant reconnaissante t'ayant pompé des souvenirs, ayant ravivé ce qu'il te restait de complicité envers moi et échangé l'une ou l'autre étreinte pour faire mon deuil je n'ai pas quitté ma peur de l'erreur grâce à ma conscience bien trop intense et la Smirnoff qui n'attaque pas et ainsi n'ai que positif à penser. Le secret est de cerner inconsciemment ou par hasard la limite à ne pas dépasser question de ne pas tout gâcher jamais mais il y a tant de coïncidences pour le moment que je suis depuis longtemps entraînée dans le cosmos. Là où quoi qu'en disent les mythes le chaos règne et à l'infini ce sera le cas. Je me cache tous les yeux par lesquels je vois singulièrement à tour de rôle c'est selon afin de me voiler littéralement la face et d'y voir clair en apparence. Je pourrais écrire dans chaque cas mais ne le fais pas parce que je m'ignore par manque d'occasions. Les suites je ne suis pas là, les dérivées je dérive, les limites je suis limitée et les intégrales autant dire que je n'intègre pas. Par quelques subterfuges de moi-même inconnus je m'en sors pourtant, peut-être parce que ça ne vaut rien et que je finis par écraser le tout. Je critique et m'oppose pour qu'on me donne raison exceptant les aimants qui n'y voient soit dit au passage pas beaucoup plus de sens par le plaisir juste le plaisir mais me soumets intelligemment pour mieux fuir encore par après. C'est comme toutes nos existences jusqu'alors pitoyables si j'ose l'accepter mais au moins l'effort physique que je suis incapable d'accorder avec la musique m'endort et me détend autrement ça doit être le seul sommeil que je connaisse dont je préfère sortir... Bien que ça soit quelque peu semblable avec cette façon d'écrire qui j'espère un peu plus loin que ça me mènera. Après tout dans ce monde qui ne pue que par sa société vue de loin car sain à la base rien ne me retient de mourir à ses limites mais moi je ne veux pas de ce triste sort et il faut donc crier pour s'imposer dans la masse. Exactement comme dans ces chansons si douces... Aujourd'hui je me drogue à ce nouvel album parce que dans le reste de la maison je tousse je préférerais pleurer dans ma chambre et repousser encore les limites du chaos du plus loin du Loin de l'Ailleurs béni par ce son qui m'appelle à être dispo(nibili)sée... J'ai une fois de plus vaincu ces inepties encombrantes que le soleil accroissant dans la poussière du miroir et du carrelage mais m'en suis voulu d'avoir triché et de m'être involontairement trompée, d'autant plus que depuis le temps je devrais le savoir. Mon savoir n'est que faire et tant n'en ont que faire, les autres tentent de me le faire faire tout court. A côté de ça je relativise non pas à outrance mais le minimum vital et ainsi donc omets ce qui fait partie de moi dans une vie si possible antérieure et te raconte ces histoires parce que je fais aussi partie du public en fait et que c'est une étape essentielle pour réaliser ma volonté prématurée il est vrai de me projeter avec toi. Je n'ai pas de famille pour partir alors je me la créerai. Je me mets à prévoir sans prévoir des absurdités oniriques auxquelles je crois si bien que je devrais avoir honte d'en négliger ce qu'il me reste de naïveté rhétorique. Je voudrais encore avoir ma place en ce nous que nous formions de manière si belle il y a encore si peu et suis en même temps pressée comme chacun de nous de m'envoler (travailler) pour bientôt recommencer indirectement à travers la génération suivante. Pour autant que je voie ça d'un des bons yeux et ne pense pas à la crise ni à la pollution ni au mépris ni à l'incompréhension ni à la diversité trop importante pour être contournée ni à l'observation ou encore à la manipulation ni à la peur ni à la mort. Je voudrais transmettre le rêve à mes futures progénitures comme mon héroïne pute vendeuse de rêve se meurt de vouloir en vain sauver le monde. Mais la liste des choses que je voudrais est infinie et ça me satisfait. Je suis amoureuse et je veux vivre.