« Retour au blog de axune

Par amour du mot absent.

+
Ecrire ne veut rien dire au préalable sauf liberté et c'est aujourd'hui la légèreté si rare que je cherche. C'est en retrouvant exceptionnellement ce monde virtuel bloguien fort délaissé à présent et pourtant encore si récent dans ma petite existence que je me suis rendu compte de la simplicité des choses; je l'ai lu en allemand mais il en faut peu pour s'exprimer par écrit et j'en fais toujours trop parce que je ne peux m'en empêcher - trois lettres. En faire trop moins souvent pour ne garder que le meilleur, que ce qui vient de toute façon parce que je préfère une indigestion de temps en temps en crevant la dalle entre-deux et puisque je vis tant à côté que ce besoin de tout mettre à plat ou en relief c'est selon s'est largement, d'un côté malheureusement c'est vrai mais momentanément j'espère car le style changerait plutôt, atténué grâce à ma source intarissable qui jamais ne m'abreuve tout à fait car cette capacité à me tenir en haleine encore et encore se révèle efficace et j'adore en dépendre car il faut aussi imaginer son auto-noyade dans le cas contraire. C'est un peu comme SPA - l'eau qui purifie et je ne nierai point cetet omniprésence de la publicité ainsi que ses multiples slogans tout aussi ridicules les uns que les autres sauf exceptions comme il y en a partout partout (Cent Wafers ça fait longtemps...) sauf bien sûr en math où on dénomme ça des cas particuliers que je dégomme et surnomme particulièrement incohérents avec nos modes de vie actuels... Ah ce sujet irritant, ces infinies contraintes à nos propres vies... Ce gouvernement, ces normes, ces politesses, cette météo, cette nature, cette notion du temps et de l'espace et j'en passe qui sans cesse nous limitent, nous empêchent de, nous entravent dans... Je suis atteinte d'une maladie dont on ne guérit pas à savoir le mal du monde à ses heures sauf en cas d'oubli, d'omission volontaire ou de déni lors d'évasions amoureuses. Les bienfaits s'en ressentent fortement sur mon (bien-)être tout entier libéré d'un poids grâce à cette procuration soudaine de je-m'en-foutisme, ce même sentiment que j'ai longtemps cherché et qui toujours m'échappera ne fût-ce qu'en partie car le perfectionnisme m'a choisie sans que j'aie à signer un papier prouvant mon consentement... Non jamais je ne descendrai sur terre car j'ai juste suivi ce conseil que l'on m'a donné en tout amitié, à savoir de "mettre des épices et donner des couleurs à nos pitoyables existences" (27.11.08), bien que je rêve parfois d'une satisfaction purement matérielle mais de toute façon j'ai le temps de continuer à manger pour deux et faire gonfler mon ventre par substitution avant de pouvoir concevoir cette réalité responsable, maintenant c'est Yaz à quoi j'ai droit. Je me sens appelée à plus que ce dont je dois me contenter à présent mais n'ose pas encore croire à ce privilège des trois lettres, seulement "job" peut les remplacer correctement jusqu'à ce que mes cernes prédisposés à mon sort futur me montrent le chemin de l'agréable et mérité sommeil. Encore ailleurs en fuite, tout compte fait je m'en sors pas trop mal en réalité parce que la chance est si souvent avec moi... M'y prenant par la force des choses lorsque le temps s'en retrouve compté, mes jours se suivent et ne se ressemblent pas car si jeudi un événement se produit, vendredi après quatre heures j'aurai de sitôt tout oublié et me serai déjà envolée loin pour récupérer de ce qui à l'échelle actuelle peut être considéré comme des épreuves. Et lorsque j'en rajoute... Waltz enchainement, adage, petit allegro, pas de bourrée, study... Au son de ce même piano qui nous fait vibrer en Indochine - transport gratuit; ce piano qui fait trembler mes jambes et travailler ma mémoire d'éléphant, ma mémoire musicocorporelle de gazelle qui danse avec plaisir par certains moments inattendus et par cet(te) uni(ss)on au fil du temps créé(e). Ce qui me fait peur me rendra fière. Tout comme ce que je construis. Ce à quoi je me suis tant (r)accrochée me devient peu à peu indifférent mais je ne regrette même pas ce caractère éphémère puor autant que ça ait existé, que ça ait été aimé, riche et que ça se soit dissipé de la même manière. De même que je ne peux m'instruire, me dépenser physiquement, écrire, prendre du temps pour moi, me consacrer à toi, satisfaire mon instinct maniaque et dormir assez en une journée, je ne peux m'occuper de mon présent et de mon futur correctement en même temps. Il faut petit à petit toujours dans des domaines différents par des détails quotidiens passer à autre chose. Il faut croire que certaines choses doivent primer sur d'autres pour que ça reste possible. Cependant l'on verra au Portugal où j'en suis, où vous êtes, je veux en tout cas partir légère et le revenir tout autant, en volant dans un avion, substitution des ailes que la nature ne m'a pas physiquement données... J'ai un nez pour m'enivrer, des yeux pour admirer et parler le langage du coeur là pour t'aimer, une bouche pour t'embrasser et manger et parler allemand, une peau pour bronzer une fois le soleil retrouvé et réconcilié, une main pour décrire le tout, les oreilles inondées du hit parade. Mais si encore ça ne se limitait qu'à ça... J'évite juste la plupart du temps de commencer des listes puisqu'aucune n'est jamais finie et cela m'insatisfait. Parenthèse fermée, aujourd'hui je me prends congé malgré ces lignes de choses à faire - tâches à accomplir ou moments à vivre - qui s'accumulent indéfiniment mais justement, c'est ça qui me pousse comme le vent dans le dos. Alors je réussirai en juin et je partirai en Allemagne. Même les jours de pluie. Même les jours de pluie... Car la légèreté à laquelle j'aspire provient de Nous, même les jours de pluie.

# Posté le dimanche 29 mars 2009 15:35

Modifié le mardi 07 avril 2009 06:00

« Article précédent : On est doué ou on ne l'est pas.

Article suivant : En ménage avec Larousse et lit sa Brune. »