Bleu je veux !

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Bonsoir ^^
Le fait est que je me suis rendu compte de quelque chose. C'est que je ne sais jamais où ça commence ni d'où ça vient mais je pense. Je construis des phrases, des liens style ponts hydrogène (ouh j'ai eu bio) entre les différents éléments qui me reviennent je sais pas ni comment ni pourquoi en tête. Et ça va tout seul, sans faire quoi que ce soit. C'est... naturel et spontané. Alors j'me dis, c'est que je dois aller bien. Un peu mal à la gorge... Peut-être une angine, comme va la chanson... Ca m'fait penser... qu'aujourd'hui, et pour le moment, peut-être est-ce "périodique" hein, quoiqu'une période, après réflexion (ouii il me faut toujours du recul pour réaliser tout plein d'choses !), c'est censé être régulier... style sinusoïdal... mais on emmerde les math, pardon de cette petite dérive de conv... Ok, j'suis toute seule à écrire... Bref, avant de nous perdre!, je disais: pour le moment, j'obéis à un ordre donné il y a un moment déjà, c'est-à-dire... j'dois l'laisser en anglais sous sa forme initiale: "put spices in my life". Oui j'ai mangé des pâtes épicées. Bah c'est nul; c'est juste que j'suis au carrefour de toutes les influences possibles inimaginables - et que j'aime ça, me balancer dans tous les sens selon le sens du vent... en histoire on a parlé d'un vent de pacifisme - j'introduis ces futilités pour prouver que malgré mon état quelque peu secondaire je ne dormais pas en cours, non non je vis, heureusement sinon ma vie serait bien morte, si possible... - tiens à ce propos j'ai dit tout à l'heure ne pas être sûre d'une évidence, dans le genre absurdités c'est pas mal... --- Bref je dirais que si le mal pourrait être psychologique, le remède doit bien être physique. Je fais mon mélange, mon amalgame, j'associe comme je veux, au sens plus propre comme au figuré. Je deviens supersitieuse mais me soigne de manière classique. Le folklore si je puis dire c'est pour le fun, pour donner une dimension supplémentaire à mon esprit qui vagabonde... Enfin, il paraît. J'm'en rends même pas compte. Cela dit, plus sérieusement, je me demandais, comme je me demande banalement c'que j'vais mettre demain, si le tierce ne pouvait pas être double et donc premier aussi... Parce que c'est bien de faire des expériences (ça fait scientifique baaah) mais est bien inutile - sinnlos - si ne s'ensuit aucune conclusion... Enfin, le fait est que je me porte bien. A ce point que j'ai confondu deux bouquins de français, j'ai lu "le mauvais" pour le jour fixé, c'est-à-dire aujourd'hui. Suis-je bête n'est-ce pas... Et pourtant je n'voudrais pas l'être plus, alors je prends tout ce qu'on me donne, même sur un ton ironique parce que je sais bien qu'au fond, au fond c'est sincère, y a de l'idée quoi :p Otherwise je voulais voir c'que ça pouvait encore donner d'écrire à la n'importe comment, puis c'est plus simple à lire au moins - quoique j'défie quiconque de compter le nombre d'allusions... - et ça me préserve de remarque comme quoi je suis folle d'écrire toujours au sens figuré, et encore, si ça avait ne fût-ce que des formes style d'ombres, que j'aurais presque envie de dire... N'empêche heureusement que j'attends une certaine accumulation comme ça je fais un tri au passage et ça réduit la quantité... Quoi qu'il en soit, visiblement je ressemble aux math: l'introduction est inexistante puisqu'oubliée à peine terminée, l'essentiel c'est le développement. J'suis pas sûre que tout veuille dire quelque chose. Cependant puisqu'on accorde plus d'importance à dire bonjour qu'au revoir - si c'est vrai, du moins sur une journée d'école comme moi -, voilà une occasion pour faire le contraire et me rattraper sur la fin. J'pourrais encore débiter comme ça longtemps mais ai la flemme de me relire et puis vais être encore plus prise pour une dingue d'avoir toujours tant à dire, je suis une source intarissable peut-être, ah oui ça m'fait penser: et il est où ce bouton OFF?! Le travail de recherche va peut-être sérieusement commencer... Cela dit, il m'aurait semblé pourtant parler un peu moins qu'avant... D'accord, ce n'est qu'une impression... Je m'incline, parce que l'éducation ne se fait pas en un jour et je ne peux pas m'obliger à m'imposer n'est-ce pas! Faut qu'ça sorte tout seul, comme tout à l'heure :D Bien...
Moralité? Personne ne se couchera plus intelligent d'avoir lu ceci, mais la vie doit tenir à une infinité de petites choses, je le crois ! Je souhaite une bonne nuit à qui le veut, et j'me contenterai de bisous virtuels cette fois étant donné les microbes - je suis gentille hein! - en espérant peut-être même encore un peu de bonheur là-dessus, mais en faire trop me ressemblerait pas alors that's it, faut lire entre les lignes aussi parfois ! A bientôt - désolée d'être moi (un comble ça), j'me suis pourtant un peu retenue quand même...
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# Posté le lundi 02 février 2009 15:47

L'heure de l'auberge est un leurre, je gamberge, tout me submerge.

L’heure de l’auberge est un leurre, je gamberge, tout me submerge.
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Dans le noir, je ne vois rien. Allume la lampe. Pas mieux. Tout flou. Pas de mise au point automatique chez moi... Manuelle ? Intellectuelle. Je n'ai aucune idée de par où commencer. Il paraît que ça se voit. La routine me manque. Enfin, 'la'... n'importe laquelle ! Il ne me reste plus que mon JDC. Journal de classe. Comme repère. Jeu de cartes ? Si on peut encore appeler ça un horaire fixe. A ce propos... Je voudrais qu'on me plaque au mur et qu'on me cloue le bec. UHU Patafix. Rapport dilemme. Faire secrètement appel à une dimension tierce, parce que des deux autres... J'ai perdu les deux. Allusion à la Bérésina. C'est la Russie ou l'Espagne... Quitte à s'envoler, choisir l'Islande...
En parlant de poster, je pense à raccrocher les deux bouts, ceux de la dernière fois et d'aujourd'hui respectivement. Mais je vais trop loin et ces phrases à double sens minimum me rendent inconditionnellement dingue ! En fait, je pensais à il y a trois semaines, je crois. Avec la source de l'onde – tam-tam africain. Ah, et la fin du puzzle. Bref. Remonter le temps d'une semaine est même trop me demander. Visiblement... C'est court et j'en allonge des tirades, j'en tire des allonges... Ca veut dire que je ne suis pas concentrée, juste tombée dans les pommes. Compote de paumes. Une main... Si seulement... Conclusion de l'introduction : peut-être est-ce passé au mixer mais au moins je n'ai pas laissé tomber d'éléments composant ma soupe. Reste plus qu'à la manger, à digérer.

Lundi. Biologie. L'expérience de Miller et la soupe chaude primitive, décidément j'arrive toujours à trouver des liens à tout. Il me semble avoir retenu que le prof parlait en symboles, que tout pouvait être interprété librement. Mais je n'ai rien noté. Imagine seulement que tout se soit accumulé, que j'aie tout utilisé déjà à ma manière, ça ferait des kilomètres... Déjà lorsque j'accumule le retard... Allemand. Autre sphère, autant j'aime la forme, le contenu me refroidit. L'histoire, après français, ça pue... Math je ne m'en rappelle pas... Il n'y a qu'à la sonnerie. Je m'appelle Sarah et ça ne veut rien dire. Je succombe, je crois. Valet de c½ur, mais j'ai déjà trop de cartes en main, je ne gère pas. Plus. Alors je me couche. Et le pire, heureuse. Malgré la veille où ce que j'avais écrit n'était déjà plus d'actualité, étant donné le prix du loyer à payer. Vingt jours. Je suis seule et pourtant j'étouffe.

Mardi. Petit-déjeuner collectif, en somme voilà un beau résumé. Le reste, on s'en fout. Jusqu'à la délivrance qui m'emprisonne à nouveau. Je n'ai pas le temps de vivre quand s'enfuit mon équilibre... Emprunt de paroles instantané. Je suis sur ma cheville droite, sur pointes, la gauche est plus stable, mais il faut bien cravacher un peu avec plaisir pour... mejorarse... Et dire que j'aurais voulu n'écrire qu'en français, paf fichu. Cela dit, le téléphone m'a filé un coup pour de l'allemand... pas un coup de main inspiratif, c'est trop formel. Quoiqu'il en soit je suis mamzelle le contraire de claire et je suis horrible de penser que tu... crac... et même comme... dans une auberge...

Mercredi. Inauguration officielle par... puis-je la citer ? Clin d'½il... de l'acronyme FTP. Attention, concept ! Fais-toi plaiz'. Crame-toi les fesses. Après-midi. Du haut de la colline, sans clé, je dévore mon nougat de la vue. Ciel bleu, soleil, j'y suis mais toi pas. J'aime pas le monde, c'est sale et impur. Mes idées me font peur mais la douceur a sitôt fait de me reprendre. Je grouille. D'abord flattée par une étoile et puis juste après humiliée par ce qui n'a pas la reconnaissance d'être nommé. Je veux m'envoler, je repense à tes premiers mots, à ma fin juin avec moins d'enthousiasme que je ne peux oublier non plus. Deux mille sept, août. Deux mille neuf, janvier. Cimetière à droite, abeille à deux pas. Oh dear... what an idea. Sans transition. Je suis coincée dans un câlin-sandwich – tiens, ça me rappelle quelque chose ! Mais je descends entre-temps et l'onde, pardon, au pluriel, me relient sans doute encore à l'évidence. URMH sur NRJ. Et moi je danse, le premier port de bras parce que je souffre des tendons d'Achille. Et à mon habitude – sacrée ! – heureusement que je suis venue.

Jeudi. J'ai mal de mon précédent bien. Ecriture théâtrale, la formation des groupes n'a vraiment rien de surprenant. A croire que je finirais presque par fuir mes semblables, à croire qu'il faudra se battre dans le sens contraire pour instaurer une rupture. De ce qu'on appelle un Nous malgré tout. Crevette mandarines. En math, on sort la voile jaune sur le bateau vert. Ma table de nuit dit merci. Dragonforce fait des petits. Wizz for the last time parce que L'Herbier est censuré. A l'orée du bois...
Et c'est là que mon eau intervient. Je me baigne fatiguée et Estée Lauder me purifie. Cette conversation m'a assainie, soulagée sans être préméditée. Le reconnaissance d'une personne – de deux personnes – durablement désirée gaie, c'est comme ça que je l'ai ressenti. Avec même cette possibilité envisageable d'un jour faire comme si de rien n'était... La pire phase est terminée. Et j'avais promis cette place dans ce texte. Implicitement. Well done, partons vite ensuite car j'aurais tendance à oublier – malencontreusement – que je suis un cas spécial dans une ambiance si particulière... C'est là que je me rends compte de la domestication qui m'attend. Car l'exception latine féminine est victime de mon vide mais j'ai déjà l'impression de ne pas arriver à parvenir au bout de tous mes 'projets' relationnels amicaux et plus si affinités, je veux dire primordiaux mais extérieurs, alors... J'y pense, maladroitement. Alors je me suis laissée couler comme j'avais oublié le bien que ça me procurait...

Vendredi. Last but not least. Ca commence fort, je reçois plein d'amour, et là j'ai envie de mettre un smiley. Parce que quand même, qu'est-ce qu'on ferait sans les smileys ?! En allemand, je suis grenouille sensibilisée au monde supérieur, je me sens peut-être déjà à moitié morte dans l'eau bouillante. Politique. En histoire, je suis largement soulagée du déroulement des images – âme sensible désir d'abstention. P'tite nature... En math, je délire complètement. On m'a droguée, c'est pas possible ! JPEA : je parle en acronymes. Ca pourrait être JP en avion, style Martine à la plage ; je suis bien bas. Alors JAEDT, JTA, VTF, URMH... Ca fait beaucoup. Indéniablement. En physique, what a ball and chain, je suis pas LOGique, laissez-moi sortir... Et pourtant je ris. En chimie, je passe de la page 51 à 38 à 61, pour dire si tout ça est ordonné. Elle parle d'inepties, moi je me demande si elle voit quelque chose, que je suis blushée naturellement, énervée, je m'évade sans autorisation par tranches de cinq secondes maximum par la fenêtre... Ah oui, j'avais oublié que tu savais lire en moi comme dans un livre ouvert.. ! 'Sarah t'es bizarre, j'aime pas ça. Qu'est-ce que t'as ?' En français, 'il sait très bien qu'il a des atouts dans son jeu' et ce n'est pas moi qui l'ai dit. De toute façon, je suis libre (libérée). Alors je mange un Kinder Bueno à tes frais et cette fois on est trois à dominer la ville. Quelques instants, des étoiles filantes... On a perdu le concours de traduction, m'en fiche. Puis 'j'me sens sortir de l'auberge', moi aussi. Il paraît que c'est malsain de faire comme on fait. Mais si celle-ci est jugée bonne à prendre, ce n'est pas le cas pour toutes. Je voudrais me sentir vierge de toute influence. Parce qu'il n'y a pas de doutes à avoir sur qui que ce soit. C'est mon choix et sans perfection, l'évolution est parfaite.
Je pénètre le cocon. Je fais des tours et des détours mais jamais de retour dans Arlon. Je suis Arlon. De la Dexia aux Canaries en passant par le car-wash. C'est moi qu'on nettoie. Et puis je ris car cette semaine j'ai augmenté ma moyenne – la réelle parce que virtuelle lagge un peu... Je suis arrivée avec une envie de chocolat – de tout ce qui se mange ! – exagérée cette semaine, rentrée rassasiée. Par précaution, réflexe et habitude je n'ai pas oublié le Leerdammer choco mais c'est moins bien passé que d'habitude... Non, je n'aurai pourtant pas le cul de conclure la détermination du manque qui m'habite sans volonté. Mais au moins, j'aurai fait l'expérience. De force, et puis parce que j'avais qu'à pas... Et ce n'est pas 'parce qu'on a tous' que c'est oublié ou justifié. J'y tiens. Ne jamais oublier que j'ai besoin de mal... Bref. Merci de l'accord temporel octroyé, c'est la moindre des choses, sincèrement.

Samedi. Aujourd'hui. Onze heures de sommeil et – pardon ! – la tête ailleurs. J'avais oublié que l'on vivait pratique, parfois ça me dépasse à un point.. ! Et pourtant, il faut bien... Je me suis réveillée affamée. D'une faim saine, je crois. Et puis j'ai passé au moins mon après-midi à ce qui se lit en quelques instants. Par intermittences parce que souvent dérangée (gestört -> zerstört : détruite). Puis aussi parce que le soleil ne m'attend pas pour se coucher et moi, pour mieux faire que lui plus tard, je me suis vivifiée. Y a pas de vaches, Jérémy clin d'½il. Et à ce propos, je me dis de plus en plus que notre ensemble doit incessamment sous peu changer de possessif. Oui, j'me sens HC. Hors contexte, hors du coup. Mais j'ai rien pour me plaindre parce que c'est exceptionnel et que ça ne veut rien dire – et surtout parce que c'est annulé, je viens de l'apprendre. Puis j'avais largement besoin de ce petit retrait... relatif, étant donné que je considère qu'il est pratiquement impossible de faire abstraction totale un week-end entier de la dimension scolaire qui devrait être celle qui me préoccupe le plus d'ailleurs mais j'en suis bien loin..., tant que je ne serai pas en vacances, cet été, entre précisément le 26 juin et quelque chose comme le 20 août. Non, depuis la rentrée, quatre semaines, tout s'enchaîne et dès que je sors d'une classe j'en oublie tout ce qui s'est dit – à condition encore que j'y fus attentive... Mais visiblement j'ai énormément de références par la pensée qui me reviennent en écrivant – maigre consolation de conscience... D'ailleurs, c'est ce qui donne au résultat que je n'oserais nommer d'aucun terme, seulement qualifier d'exagérément long, son volume. Et j'ignore comment envisager le futur proche, je sais juste comme je me sens mieux une fois tout cela mis sur papier, les idées un minimum arrangées et ordonnées, et une fois le compteur remis une énième fois à zéro, pour tout recommencer.
Ca serait une belle fin mais je ne m'en contente pas. Je meurs de faim. Mais ce week-end j'ai décidé d'arrêter de compenser, du coup j'use de l'encre. C'est mieux. Heureusement. Seulement avec tout ça, plus concrètement, je veux dire mis à part le fait que ma vie sentimentale est un bordel momentané – et que ça me plaît un peu quand même, en toute franchise mesurée –, j'ai à faire. Lire pour l'école, être présente plus que physiquement à la maison et me reposer l'esprit, sans oublier le petit reste. Car cette semaine j'aurai vécu beaucoup de choses très différentes. Beau patchwork. Cela dit, il me manque avec persistance ce dernier élément depuis dix mois. Je veux un SF. Imbécile. Je veux une stabilité sincère. Du moins c'est ce que j'ai toujours cru... Je suis dorénavant fatiguée de penser et laisse mon subconscient réfléchir à ma place. Mes excuses pour ce texte presque aussi kilométrique que mes SMS. Ho, d'ailleurs, ma boîte est constamment pleine, preuve de la rapidité des événements. Preuve aussi que je n'arrive pas à me faire à la résolution de ne plus m'attacher à des futilités, détails auxquels j'accorde bien trop de valeur affective, tels que des messages mais aussi objets et bribes de conversations... Mes félicitations d'avoir tout lu. Ca mérite au moins quelques bisous, j'avoue... Et paf, je m'exécute.

Photo: Lyna & moi, mardi matin :-)

# Posté le samedi 31 janvier 2009 14:52

L'échelle instantanée.

Réclamer du papier et un bic. Me remémorer avant qu'il ne soit trop tard. M'accrocher à ce qui vient de se passer. Parce que j'ignore où je vais. Aujourd'hui je suis heureuse. Dix heures de sommeil et ça repart, parole de marmotte. Je dépasse les dix choses qui ont fait de ce 24 janvier une belle journée. Tout y est, même corporellement (sauf...). Et me voilà alors à nouveau dans du flou, parce qu'à l'intérieur tout ça me donnerait envie de pleurer... de joie... C'est beau. Et fort à ressentir;
J'ai dansé, d'abord. Puis sans détails je me suis retrouvée De l'autre côté du lit. J'ai dépensé six minables euros. Et ce que ça représente... L'impression d'exagérer, et pourtant non, c'est juste de l'auto-sincérité. A pied! Assise, au cinéma. Durant ce moment où j'aspirais à être... à devenir... cette liberténacité. Cette assurance, haut perchée, et pourtant ce manque inexistant car tout est dans la manière d'exister. Y a pas, je suis inspirée. C'est paradoxal. Détrompez-vous. Ca aussi, ça me fait de l'effet. Translation autre dimension. Liberténacité d'une moindre mesure mais substantif tout de même. Suggestif, carrément. Les détails pratiques, ça me regarde. J'serais tentée de croire que tout ce que j'exprime, tel que je l'exprime, à moitié, et encore, est dénué de sens. Donc grouille dans tous les sens qu'on le désire. Cette insignifiance... En brûlant l'étape de... "J'ai bu une pêche. Bière à la." cf 25 juin... Sept mois, bon anniversaire... Mon espèce de rencontrer subite inattendue et pourtant il est vrai, au fond, bien espérée car cette dimension est encore différente de toutes celles que je connais... Cinnamon. Forum... Aub-031 s'envole à deux et puis... Tortue chinoise; on a perdu JP? On a perdu la raison. A trois dans la cour de paix littérale où sommeillent... En suspens... Suspension... Je cherche l'étoile de nos coeurs. Je ne sais pas non plus ce que cela représente sinon que... spontanéité je t'ai... Et JP aussi, but I didn't know it "now". Jetzt ist vorbei. Je délire. Alors quoi? Recentrer l'indéfini. Pour en finir à un point de départ déjà connu. J'avance mais n'en ai pas l'impression. J'aimerais... encore, à l'infini... me soucier de l'insouciance... Parler de relations avec des jokers particulièrement bi qui ne savent pas s'ils ont faim ou plus. Si le jeu leur a plu comme il pleut des répliques... Maman de sourires. Incomparables. Je reprends. Alors... Dans cette soif de vie, mordre? Ou pas. On refait Blanche-Neige. C'est un jeu. Jeu d'enfants. Ca va loin. Dans quelle dimension? Il y a de le place pour eux. Les parasites, parce qu'il manque quelque chose d'essentiel, je veux dire quelqu'un qui depuis trois semaines et plus encore depuis... cinq jours... n'est pas tellement présent. Non que ça soit un reproche seulement in real life une excuse que je donne à ma conscience qui, influençable plus que ma personnalité tout entière si c'est possible, divague entre... oui... non... le coeur. El corazón. L'estomac. Se vide.
Hop hop. La rupture est dure et je prie quiconque de ne voir ici pour une seule fois qu'un seul sens significatif et textuel. Rien de gestuel ni de résiduel. Je vais me battre pour mon idéal. Sans idéalisation comme je peux l'avoir déjà vécu puis tant reproché... Puisque je me souviens de cette complicité... malgré la côté rieuse, et cette réalité bien trop vite arrivée... qu'écris-je là? J'ai faim - propre - figuré - y a même plus de ponctuation; j'ai jamais écrit si vite. Je délire complètement. La différence ne réside que dans le regard. Je l'attends. Cet amour. Une fois trouvée et enterrée, une deuxième... en deuil récent ou dans un futur d'une décennie comme l'on nous a dit? We never know. Et moi alors... Je m'auto-crains. J'ai peur de m'écouter, or... Je m'accommode, je veux dire... Sans croire au coup du tonnerre, c'est comme une équation admettant, non pas une infinité, mais à l'échelle mondiale pourrait-on presque dire si quand même, de solutions. Sauf que ce n'est pas un problème ! Dans cette société de surconsommation je me suis créé un besoin... Besoin de Morphée et de ses bras multiples, polyvalents et polygames. Car le sommeil efface en quelque sorte la journée. Penser que mes émotions se reposent... Aber die Frage ist: mit wem werd' ich schlafen?

Tt tt tt... Zu schlafen gibt es kein Problem. Dors, doch später. Douze heures après je reviens à la charge. Même si je ne m'appelle pas Europe. J'ai salement mordu, apéritif, en jouant aux cartes. A mon tour j'ai pioché puis subi la défaite, en même temps que la pomme s'oxyde. Et juste après j'ai provoqué la victoire. Je ne sais pas comment, ma tête est vide. Menteuse. Je suis ampholyte. Je prends - je donne - je détruis - je me force à faire verser une larme le long de ma joue - je veux des signes! Pourquoi? La nature m'éloigne, me rapproche, voilà un beau mouvement qui me... berce. Ich soll zur Kirche beichten. Das Geheimnis halten. C'est un oxymore dans mes petits yeux immenses. Si seulement je, tu, nous... décidez. Sans règles. Dans mon corps, avec mon ventre silencieux, douloureux, envieux. Ce que j'écris est horrible. Ce que je fais encore plus. Je m'appelle Sarah et ça ne veut rien dire. Sur le chemin il y avait une carte bleue et jaune. Tentée de la retourner, je suis passée à côté. Je suis venue manger... un pain au chocolat.
Mais comment pourrais-je trouver cette équilibration? Rien ne se dit. Tout se vit. Alors je frôle... l'indiscensible, l'indissociable peut-être aussi. Je suis bel et bien là. Choukappel, Frutos, Jérém', une envie d'intégration. Au jardin d'Eden, mais la lumière ne sera jamais. Vas-y, pioche encore! Sans fin, éternellement, continuellement, comme moi qui coule, marche et marche, coule. Je laisse mes traces. De l'intérieur. Mais ce sera, peut-être, j'espère l'espérer, l'écarté du dilemme qui boira. Spa, l'eau qui purifie. J'aurais presque oublié... Lynavouée! I'm coming back, as pure as gold, to recite this all... Here we go life's waiting to begin. But I can live and breath without this. Que mein Bedürfnis soit assouvi. Je suis désolée. Battons-nous. Aide-moi. Que je me lave les mains de cette odeur que je ne regrette même pas... souriant be(a)tement.
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# Posté le dimanche 25 janvier 2009 10:57

Modifié le lundi 26 janvier 2009 15:17

Concours de circonstances.

Concours de circonstances.
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D'habitude ? Et s'il n'y avait, cette fois, pas d'habitude ?
On va faire comme si le K n'avait encore multiplié aucune valeur. On part purs. Comme au recommencement. La tête vide et pleine, en fait c'est pareil. Le tout c'est l'envie.
L'envie d'y voir de l'ordre, un sens, une autosatisfaction. L'envie de s'en foutre, de se recentrer sur l'essentiel, de savoir.
Tout ça est nul. Ca ne vole pas, c'est abstrait. Or...

A la ligne. La mienne ? La hanche. Et c'est parti. Doucement adjectif, mein Leben ist geheim. Comment ne pas résister, sans noeud? Dorénavant. Le cocon c'est sinon. Nid d'horizons, toutes directions. Et mes convictions... J'avale tout rond. Je deviens pas pion, j'entretiens mes relations, seulement je fonds. Sans confusion. Rions de compréhension. Pas de grelons, dans le Roi Lion.

Quelqu'un pour me réveiller ?

Entre parenthèses je n'ai rien dit. J'envisage jusqu'à l'impossible et ne regrette rien depuis ma dernière confession. La liste est longue mais je suis toujours prise par ce besoin de gravure avant que la gravité ne l'emporte trop profondément. Mademoiselle dattes a trop mangé au nouvel an. Au propre malgré le sucre à Noël aussi mais... ho... mis à part ces quelques événements de l'Auchan – I'm yours – Luxembourg – allemand – anglais – déception – entrevue imprévue... Soleil tu brilles en 2008. A présent je suis celle-lei.
Et par ma faute... Je vais te nommer le tu de ce texte, tu le mérites grandement... Tu tues le mal et je suis obligée de faire une allusion à cette attirance qui m'a prise. Non même pas soudainement mais pour éviter le tien, le mien, au pluriel aussi (doutémal... doux t'es mâle, aussi, découverte d'un trésor), c'est promis j'oublie. T'es bête est double mais l'une des deux voix est... hors d'atteinte. Tu comprends ? Lorsque je suis seule, ce n'est pas vrai. Et cette question provocatrice de ce qui, je l'ai déjà évoqué, ne se raconte pas mais se voit... du fond du c½ur..., en est la preuve. Je m'inquièterais juste de la réalité mais en fait à quoi bon si en moi c'est là. Ce qui n'est soumis à aucune loi... est arrivé. Mon voisin reste à côté de moi, c'est définitionnel. Tu es un but ultime jamais acquis sauf quelques instants, des étoiles filantes...

Paragraphe. Car inhabituellement j'en crée. Rupture n'est-ce pas ? Moi non plus je ne comprends pas. Ma plume est blessée et je sniffe ma main car cela ne me quitte pas. J'ai faim et adhère quant au fait que l'appétit vient en mangeant. Ah, Kinder surprise. Simpliste, à l'image de cet Alltag tout aussi polyglotte et –valent que l'hétérogénéité présente. Intrusion sucrée et agréable. Même si je pense au casier... Lecture de cette lettre définitive – perche de cachette et de dérision... Lecture d'une déception, dans la cuisine aussi... De l'autre côté du lit... Et puis lecture de vie. Sensibilité bienveillante – et Chouke ne se plaint pas ! A mettre plus en valeur cependant. N'oublie jamais qu'il pourrait d'un instant à l'autre être trop tard. Onze ans et trois mois peuvent faire la différence. Regarder, considérer, aimer. Lorsqu'on ne demande jamais rien, c'est gratuit ! Mais si seulement la demande était capable... Ho je serais déjà rassurée. « Mon meilleur ami », ouh que mon esprit a parfaitement fait la transition. Châle Ckin2U, moi je crois à l'évolution sincère malgré distante si proche. La chance a donné raison au temps – non, c'est le contraire ! – I've felt it well.

Paragraphe. Je ne suis pas rassasiée. Je reprends ce que j'avais laissé en suspens, à savoir... Mademoiselle dattes a trop mangé au nouvel an au figuré. Et c'est marrant, comme j'aurais pu m'en passer, à peine une heure avant, emmitouflée dans l'occasion chèrement, pour moi, louée. Ce concept du début restera. Il me semble avoir appris que les débuts des débuts n'étaient pas mémorables mais leurs fins par contre sont primordiales. Pour ne pas commettre à nouveau le regrettable. Well. Je ne peux omettre de préciser la singularité qui nous appartient, cette fois je parle d'un Nous grandeur nature. Loup-garou, chips pickles, blind test, talons mmm, raclette, boîte à résolutions, cimetière, Santiano, Tryo, DVD canapé, blind test Disney, Indo, multi-couches, pseudo-excuse, échangisme, « tu dors ? », no answer, spontanéité, découverte. Ranger au placard. L'aspirateur. Mise au pont. Egoïsme, dilemme double. Etat d'esprit. Oui, tout ça ! Il en résulte que j'ai tout gagné. Des Snickers mangés par des pingouins lors de spécifications mathématiques... Cf mimique ! Et cette clé cassée. La preuve de mon bon choix. Bisougrocalin amical.

Paragraphe. Défier la norme en fait anormale. Des sentimentsonges il ne reste que les deux tiers bénéfiques. Et je m'accroche. Je m'affiche souriante (ma chambre est décorée, mon puzzle terminé, un bordel comme ce texte d'ailleurs ; je voulais évoquer cette influence d'un après-midi...). Je n'ai aucune idée d'à quoi ressemblera demain. Ich habe ein bisschen Angst vor meiner Zukunft aber... D'abord réussir. Et cette année sera vite vorbei. Après, toujours ce vide, ce flou. Ich will noch nach Deutschland. Je désire encore malgré tout cette ambiance unique estudiantine – mais étudier en soi... J'aimerais tant pouvoir me passionner d'un domaine...

Paragraphe. Stop penser futur. Ce matin je me suis réveillée et ne voyant pas dans la vallée toute bouchée, j'ai décidé de m'exprimer. De continuer à rêver – je suis obsédée. Chanter... « Sur le plancher une araignée... ». Référence culturelle !

Et puis, pour terminer... : le Célaya – ou pas – au Knopes, Gad Elmaleh, c'est miiii... pour l'analepse, la feuille qui va devenir ma bible, bien que trop de français ça saoule, le SF, ma gaffe ?, mon JP et mon manque d'appétit, la scène qui me fait appréhender l'histoire et me ferait voir le monde en noir si rien ne relevait le niveau, mon son Vi bel et bien devenu évident, mon corps, la danse, le ballet magnifique, la République des Météors, ... m'ont traversé l'esprit. Ma vie est une liste non exhaustive. Messages d'amour. Ce n'est pas parce que je ne dis pas explicitement mes pensées qu'elles ne vous sont pas destinées, bien au contraire, la liste des prénoms est longue (non, Chouke ne se plaint pas !). Et sans date et inhabituellement pas sans scrupule, c'est promis je reviendrai. Bisous les gens.

Photo (de Gilles, new year): la mascotte qui s'appelle, je l'avais oublié!, Laid.

# Posté le samedi 17 janvier 2009 11:00

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 15:10

Nouvelle pour concours clôturé le 9 janvier, ayant pour thème "une rencontre déterminante"

LE BOUCLIER


Souvent, au fond de moi, je me sens artiste. Créatrice d'une forme d'art peu reconnue, peut-être la huitième. J'ai déjà touché à tout au cours de mon existence longue – ou courte, après tout, c'est selon – de vingt-huit ans. Du piano pour la musique, deux années de théâtre, trois de ballet, des croquis par milliers, tracés sur tous les supports à ma portée, des textes – brouillons d'états d'âme. Et finalement, rien n'en est résulté. J'ai même essayé le mannequinat. « Trop imaginative », m'a-t-on dit. On m'a désirée talentueuse, ambitieuse et ayant réussi avant d'avoir tenté quoi que ce soit. Avant de m'avoir laissé le temps de tenter quoi que ce soit. « Va bosser tes maths, réussis ton année, tu veux faire quoi plus tard ? » Assommée d'obligations morales, je ne me posais même pas la question. Je n'osais pas, consciente des retombées décevantes que cela engendrerait. C'est pas ça, j'avais l'embarras du choix mais quand même, il fallait de toute façon au minimum cinq ans d'études supérieures. « Etudier, ma chérie, c'est un privilège, y en a qui tueraient pour être à ta place. Puis t'es intelligente, c'est pas donné à tout le monde. Il faut que tu exploites tes capacités. »

Et moi ? Ben je souris, la vie est belle, j'ai à manger, un toit pour m'abriter et je suis née sur le bon continent ! Ah bon ? Pas sûr. Je ne compte plus, dans mon entourage, ceux qui sont déprimés, fauchés comme les blés, shootés à n'importe quelle substance, parfois médicamenteuse, divorcés, seuls, biffez la mention inutile...
Alors ils cherchent les causes de ces effets, en toute logique de l'esprit. Cartésien, l'esprit. Parce qu'ils ont, pour la plupart, étudié le pourquoi du comment les journées durent vingt-quatre heures, le sinus de nonante degrés vaut un et que sais-je encore. Bref on leur a démontré par A plus B ce qu'ils devaient croire car c'est ce qui est vrai, soi-disant, et ils ont appris à reproduire ce même raisonnement dans leur mode de vie.
Ce dernier, qui, étrangement, ne laisse plus de place aux rêves. Depuis que je suis petite, j'ai apprivoisé l'ennui. Je l'ai subtilement transformé en meilleure compagnie, passé à me fondre dans une succession de mondes différents, lointains, idylliques, à l'infini.

Aujourd'hui, je travaille en tant que psychiatre. La journée, du lundi au vendredi de huit à dix-sept heures avec une heure de pause à midi. J'ai un bon salaire : résultat des efforts fournis pour assurer mon avenir dixit autorité parentale. J'ai bien dû prendre sur moi, décrocher un diplôme. Mes patients aiment apprendre le diagnostic de leurs maux et se voient quelque peu rassurés à la vue d'une ordonnance qu'ils s'empressent d'ailleurs d'aller échanger à la pharmacie contre leur « solution miracle ». Ils me remercient, croyant sincèrement que je les aide. Officiellement. Officieusement, je joue à la psychologue. En réalité, j'ai toujours été fascinée par la profondeur et la richesse d'un cerveau humain. Issue d'une famille chrétienne, j'ai vite fait de remplacer la divinité suprême par chaque individu de notre espèce humaine. Et j'admire. J'analyse, à ma façon. Sans cours, sans théorie ni méthode à suivre. Juste avec mon c½ur et mon intuition. Mon vécu et mon imagination.

Et un jour, j'ai eu un déclic. Puisqu'on nous apprend tout sauf à rêver et que, visiblement, cette faculté s'est perdue sur le chemin de l'évolution, moi, je vendrais du rêve.
En poudre, en comprimés ? En sirop ? Non, ça collait pas. Idéalement, il aurait fallu la création d'une école spécifique, avec des cours précis et sérieux donnés par des profs qualifiés. Me voilà encore bien désillusionnée. La clef devait se trouver dans le problème. Je rêvais que les gens rêvaient... Je m'imaginais une population imaginative... Bien sûr, l'imagination ! Il suffisait de la stimuler. Or, là, il n'y avait pas quantité de possibilités : la seule chose pour laquelle la société faisait encore agréablement usage de son imagination était sans nul doute... le sexe.
Alors, j'ai instauré ma philosophie. Faire l'amour est un art pour lequel il faut faire abstraction du reste – tout – et qui demande neuf dixièmes de rêve pour un dixième d'action concrète. Mes patients sont devenus clients, un peu élèves aussi, et je n'ai toujours pas d'horaire fixe. Bien sûr, ma famille ne se doute nullement de cette double vie et est même trop ancrée dans la vie réelle pour trouver anormale, à mon âge, cette absence de vie amoureuse et même de désir de celle-ci.
Je vis de rêve. Par lui, avec lui et en lui.
Alors voilà. Ma situation.


Parfois, au fond de moi, je me sens banale. Je fréquente les mêmes endroits que n'importe qui. Je mange la même chose, m'habille de la même façon. Incontestablement. Les gens viennent me voir parce qu'ils pensent en avoir besoin et que ça leur apporte quelque chose qu'ils ne peuvent pas trouver ailleurs. Cependant... Leur dose quotidienne emportée, ils m'abandonnent tous, les uns après les autres, comme un distributeur d'orgasmes inépuisable et insensible. Ce sont eux les déprimés et moi la rêveuse inconditionnelle qui m'évade et me vide d'eux. D'accord, c'est ce qui était convenu au départ. Ce qui, par contre, s'est révélé imprévu, c'est que, grâce à leur sensibilité onirique accrue, mes clients ont commencé à aller mieux. Bien sûr, tant mieux ! Mais le savoureux mélange qu'ils concoctent avec un tel équilibre entre les deux ingrédients principaux m'épate, tant il est harmonieux. Broyer du noir est une époque révolue. Dorénavant, place aux hauts objectifs, à l'ambition, à l'abreuvement de cette soif de réalité inspirée du rêve et même, si possible, à son image carrément. C'est ainsi que, petit à petit, ils m'ont dû la remise en route de la vie, le bonheur à venir.

Et moi ? Je rêve, encore et toujours. Peut-être même trop. Cette pensée, en vingt-huit années, ne m'avait jamais effleurée, et là pourtant, m'a frappée de plein fouet. Evidemment. Il me manque depuis le début cette juste dose de réalité. Je suis le contraire de la population.

Et un jour, j'ai eu un autre déclic. Je ne voulais pas rester en marge de la société plus longtemps. Comme pour le rêve, la réalité, il faut la provoquer. J'ai donc pris rendez-vous chez une médium. Superstitieuse, à la limite entre les deux mondes, c'était la solution idéale...


Soudain, au fond de moi, je me sens fichue. Et bête. J'attends le grand événement qui va bouleverser ma vie depuis des mois. Celui que ma médium m'a annoncé pour « bientôt ». Aujourd'hui, en fait. Celui qui ferait de moi quelqu'un d'autre, c'est-à-dire plus réaliste. Terre-à-terre. Dans l'air du temps. Normale...

Car moi... je ne rêve plus. Je ne travaille plus. Je suis inutile au monde heureux. Je ne fais plus qu'attendre. Attendre de vivre. Vivre comme je ne l'ai jamais fait. Vivre dans la réalité. Et dans l'attente, j'ai tout perdu. Je me suis perdue.

Et en ce jour, j'ai eu un déclic. Mes rêves n'étaient pas destinés à être réalisés. Ils se suffisaient à eux-mêmes. Ils me faisaient vivre mieux que quiconque pour de vrai. J'aurais dû m'en satisfaire. Fermer les yeux sur la différence. N'envier personne. Le rêve de devenir normale a été celui de trop. L'excès. Ainsi blessée par l'arme qui a pourtant été mon bouclier, la réalité m'a tuée.

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 14:06

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 11:47