Bananuités.

Bananuités.
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Un texte plus conventionnel pour changer d'atmosphère. Me prouver que je peux, comme je le veux, m'évader. A volonté... Parce que l'ennui peut avoir du bon, il suffit de l'apprivoiser. Or, depuis le temps... Avec un peu de concentration, il est pourtant si simple de s'inventer des histoires, rêvasser, se ressoucrcer. La marmotte ne se suffit pas à des cures de sommeil, les pensées éveillées aussi ont toute leur importance. Ecrire, c'est penser tout bas en structurant le chaos intérieur.
Immortaliser ce dont j'ai déjà du mal à me souvenir. C'est que je n'en vois pas l'intérêt, puisque ce qui se vit agréablement ne se répète pas de la même manière à travers mes lignes, même si j'y mettais tout mon coeur. Seuls les rêves d'un futur m'inspirent avec tant d'espoir.
Alors j'embraye là-dessus. En ce premier lundi de deux semaines et demie de vacances encore devant moi. Pourtant presque déjà à moitié terminées. Le temps que je me décide... Sans prendre vraiment en considération les différentes possibilits. J'avais prévu d'improviser. Le cadre spatio-temporel placé comme décor au préalable.
J'étais déterminée. Je m'y suis donnée, consciente du retard à rattraper, comparaison valable à mon échelle du travail. Même si j'me suis encore trop laissé de liberté, j'y peux rien si je relativise et vise autre chose. Car aux moments donnés, je suis la seule à avoir eu envie de pleurer, de faire mon deuil face à mes feuilles. Et je suis aussi la seule à m'être consolée lorsqu'on a dû juger objectivement. EP 75 - géo 67 - histoire 43.5 - français 64 - religion 49 - allemand 81.5 - anglais 78.5 - espagnol 88 - math 58 (!) - chimie 59 (!) - bio 56 - physique 47 - néerlandais reporté. Passons.
Dès le lendemain, j'étais partie. Dans la norme, là, clairement. Et quelle agitation soudain ! Une girafe... Quatre. Pas d'amis? Si. Des familiarités partout, des liens qui se recréent comme si c'était la première fois. Les gens sont bizarres. Ils ne se rappellent pas de vous après deux années. Ils sont si mal-voyants?! Je vais peut-être devoir me peindre en couleurs sinon... la transparence, merci, non... Je m'en fiche, d'autres compensent largement. Comme toujours. Moralité ce n'était que le début de quelque chose qui n'a d'ailleurs pas d'appellation. Mercredi 17 décembre. Espagnol, le coco alias café bondé dont nous n'avons d'ailleurs pas la mentalité, le forum, le verglas - bobo - et la danse. Jeudi, nous voici à l'essentiel. Ce qui m'a prouvé que mon équilibre, elle avait raison et je n'aime pas ça, peut se passer de ce vers quoi pourtant je tends naturellement. A neuf, c'est mieux qu'à deux. Je dirais juste différent - faut varier. Imperméable au second degré, ça relève la cuirasse de son indifférence. Lorsque je le perçois intérieurement. Mal à la tête, aux pieds, à la langue si c'était possible! Mais toutefois émerveillée. Par la simplicité, la liberté et quand même la cohésion, la fusion des désirs. Rassemblés, on a su être à leur hauteur. C'était pas difficile, but et moyen se confondaient et là est le secret. Je me souviens de Bruxelles, de la Rue Neuve et de la Grand Place. Je me souviens d'un spectacle de son & lumière, de gaufres, de ceinture, de pulls mmm, d'un McDo, d'un voisin en T-shirt avec un bonnet, de rencontres arlonaises, de cadeaux cacahuètes, d'un bic bizarre, d'un autre bic encore plus bizarre s'il s'avère - cadeau de 17 ans, de confidences secrètes sur les goûts et les couleurs, de chaussures fantasmantes et de bonnets de Noël. En somme, une longue journée du coût d'un dafalgan vendredi matin, qui fait beaucoup de BIEN - les deux! Baiser du vampire, je le jure. Le lendemain, alors.
Je veille à côté de toi. On est pro du commentaire. Je frissonne, j'ai chaud, je pars en plein spectacle, c'est tellement plus excitant de n'être pas concentrée. Après, rhéto, j'm'en fiche. Tout se fait sans mon aide, j'assiste et je profite. Le soleil est revenu, avec cette étrange sensation de monde actif et attractif. C'est à chaque fois le même scénario. Chez moi, il fait vide. Changer de mode. Je n'ai (malheureusement) pas encore de boutons... disons, fonctionnels.
Et puis, procéder à une ellipse narrative. Le contexte antérieur remis en place, me voici. Pas vraiment ambiance Noël, ambiance de fête. Juste épanouie seule. J'ai envie de dire en retrait dans mon Caillou-qui-Bique, c'est ridicule. A considérer après-demain et deux jours consécutifs comme accessoires, à me surprendre à éclaircir certaines notions peut-être plus proches que je n'oserais l'imaginer. Tout ce dont je rêve me tombera dessus très vite et je serai prise de court, un jour...
Il n'y aura rien qui sortira, à part peut-être "un de ces jours" que j'attends avec hâte, simplement parce que je suis soumise aux lois cordiales. Et avec ça, je ne connais toujours pas la différence entre un jour et un de ces jours. Et avec tout ça, je ne sais toujours pas si je me joue un propre tour...

Photo de Bruxelles, merci Gilles ^^

# Posté le mardi 23 décembre 2008 06:30

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 11:24

Chasse d'eau.

Me construire toujours ailleurs pour fuir toi me nuire. Bonjour la vie. Tes yeux voient tout en noir et je n'ai pas hérité du gène de daltonisme avec ton spermatozoïde. Aussi noir que de l'extérieur. C'est ton cas, vieux majeur. Je m'y oppose, jeune mineure. Mon soutien-gorge rouge me convient et cette couleur ne déteint pas partout. Qu'y puis-je si tes fantasmes ne sont pas réalisables? Mon avenir est entre mes mains... ou sous l'influence du pendule, après tout, moi-même je l'ignore; ce qui est sûr c'est que je n'estime pas dépendre de toi. Parce que j'ai préparé mon coup. J'avais compris depuis longtemps qu'il n'y avait rien à espérer (mais du portefeuille). De toute façon sans règles préétablies, je ne puis que perdre. Décevoir ces objectifs qui, en fonction de mes exploits, un cran plus haut toujours sont fixés. Ceux dont je me fiche, après tout, éperdument. Et pour cause, j'ai assuré mes arrières. J'me suis créé un fan club de rêve, la vague sur laquelle je pourrais surfer si j'en avais le beau petit cul, celle qui arrivée sur le sable s'échoue, écume. Ecrasée.
Déchirée. Tu fais décidément l'unanimité, y compris le corps savant ne me savonne pas, mise à nue et pénétrant mon intimité. Mon amour propre. Partout autour on m'habille de vêtements chauds, que je prenne soin de moi. You are the odd one out in my life and you don't even realize the matter.
J'ai jamais été si hypocrite. Forcément, si tu prenais la peine d'apprendre à lire sur mon visage, je ne pourrais pas jouer ce double-jeu. Mais tu ne me regardes pas, tu ne me considères pas comme je l'aurais attendu de ton rôle. Ce déménagement m'a sauvé la vie, je veux le croire, et pourtant qui sait si j't'aurais pas volé la dernière part de croissance quand même, celle qui m'a fait le même effet qu'a un champignon magique sur Mario, dans le cas contraire...
Résultat. Je suis devenue hypersensible à toute marque d'affection qu'on m'octroie. Je suis au Pérou avant de me réveiller dans la vie réelle. Chaque parole a la valeur d'une promesse, chaque toucher la douceur d'une peau contre la mienne. Alors bien sûr je suis pressée et je n'ai pas l'ambition que tu tenterais par n'importe quel moyen de m'injecter. Et puis évidemment je craque pour Bob. Tu sais, je suis si simple à avoir, et tu ne m'as même pas. Cela prouve notre fondamentale différence. Je pourrais sans cesse te le reprocher, mais quelque chose me pousse à te donner une infinité de dernières chances; je suis réussie à l'intérieur à l'extérieur de ce que tu ressens.
Ivre. Exaspérée. Bob me ramène et sa voiture est un cocon. Si j'avais la témérité, je m'ouvrirais à lui. Mais j'attends le temps où il ne me sera plus utile de le lui dire car il m'aura lue au préalable. Mes pupilles dans les siennes. Ma main dans la sienne. Mon corps dans ses yeux, ma voix dans sa tête, mon entier dans son coeur et lui en moi mais sortons de mes rêves.
La réalité. Le soutien supérieur au comparatif établi. La richesse qui me traverse. Je ne vois pas quelle norme vis-à-vis de toi pourrait me retenir. Seuls le temps et l'espace me tiennent en laisse car je suis humaine. Je connais mes lacunes. Et je n'ai qu'une rancune.
Faut pas croire, y a des jours je m'en fous. C'est juste que pour une fois j'ai donné son importance à ton don ennemi, comme il se doit. Non, d'habitude, ça n'a rien à voir. Ma vie à travers mes yeux, c'est beaucoup mieux. Parce que quand je pense être partie de zéro, je ne vois pas tout ce qu'il reste à parcourir mais m'admire déjà d'avoir tant parcouru. T'es annihiliste. Moi je m'aime et mon coeur bat. Moi je vis et c'est pas grâce à toi parce que la biologie n'est pas ma religion. Je crois en l'Homme, malgré ce que tu me démontres au fur et à mesure... il fallait bien une exception, merci de t'être porté volontaire.

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 17:15

Soy este caballo que salta de una nube a otra nube... estoy soñando!

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Et lorsque rien ne me vient, il m'est malsain de laisser parler les mots que j'emploie à ma place. La demoiselle que je suis, malgré les apparences, nage plus que ça dans la grande profondeur des sens. Des sens des mots, voyez-vous? Et puis je crois à ce que j'appellerais mes propres mensonges, bref je vis d'illusions.
Je deviens dingue. Le problème est que je ne sais à nouveau pas cerner exactement la limite du vrai par rapport à ce que je provoque en moi (hypocondriaque des sentiments). Dès lors, mes sens sont aux aguets. Plus ceux qu'on ne cite pas dans les cinq soi-disant principaux. Au-delà du corps, c'est psychosomatique. Le corps n'est alors que (façon de parler; cette fonction est énorme) le moyen de ressentir et de faire percevoir ce que l'on ne décide même pas de dévoiler. C'est l'attitude, l'allure, les minuscules et multiples gestes que l'on affiche qui nous trahissent. Positivement, moi j'y crois (en ce cas). Le corps nous permet d'être présent au monde extérieur (ça, c'est le cours de religion). Alors à tant parler (je ne m'en rends même pas compte...), que j'apprenne à choisir mes interlocuteurs et à dominer la conversation serait l'étape suivante. Alors je retourne la situation dans tous les sens pour me dire que j'aurai pas tout fait foirer; mais seule ma spontanéité, en fin de compte, me sauvera - ou m'enfoncera - car tout l'attrait du jeu est d'ignorer les possibilités que m'offre le labyrinthe, devant lequel je reste coincée, telle à la première case d'un jeu de l'oie. De loyauté. D'humanité et de mystère. De confiance... et de fair-play si je perds (je n'ai rien à perdre).

# Posté le mardi 02 décembre 2008 16:00

30 novembre 2008

Lyna dit (20:33) :
jai envie que l'on me donne du rêve
Sarah dit (20:33) :
Comment ça ?
Lyna dit (20:33) :
(pq dis-je ça???) ...
Lyna dit (20:34) :
je sais pas voyons ce nest pas à moi de savoir
Lyna dit (20:34) :
toi?
Sarah dit (20:34) :
J'suis pas sûre de comprendre où tu veux en venir !
Lyna dit (20:34) :
venir non, partir!
Sarah dit (20:34) :
Aaaaaah
Sarah dit (20:35) :
D'accord, ça m'éclaire
Sarah dit (20:35) :
Moi je rêve un peu trop pour le moment...
Sarah dit (20:35) :
Tu sais, j'ai mon coeur qui bat dans ma poitrine (peut-être même pour rien).
Lyna dit (20:35) :
ça t'éclaire? le soleil s'est déjà couché je le crains
Sarah dit (20:35) :
La lumière du coeur est accrue la nuit.
Lyna dit (20:36) :
je parie sur ta poitrine c'est elle qui vaincra
Sarah dit (20:36) :
(Admire, là)
Lyna dit (20:36) :
là..la nuit
Lyna dit (20:36) :
je ladmire
Sarah dit (20:36) :
Mes seins? Potentiel séduction, bon, pourquoi pas oui.
Lyna dit (20:36) :
et pourquoi
Sarah dit (20:36) :
Je n'en sais rien.
Lyna dit (20:37) :
je pensais également jadis..
Sarah dit (20:37) :
qu'ils pouvaient être un atout ?
Sarah dit (20:38) :
Moi j'pense qu'il est essentiellement dans la tête, ce qui passe par le regard et l'attitude, mais cest avant tout intérieur et le corps ne fait que s'exprimer l'âme, sans que celle-ci ne s'en rende compte, en somme c'est quelque chose d'un peu incontrôlable qui fait notre charme
Lyna dit (20:38) :
à tout va à tout vient oui
Sarah dit (20:39) :
cette expression ne me parle pas beaucuop
Lyna dit (20:40) :
!!
[...]
Sarah dit (20:42) :
j'pigep lus rieeeeeeen
Sarah dit (20:42) :
haha
Sarah dit (20:42) :
marre toi ma chère, tu domines souvent il me semble.
Sarah dit (20:42) :
LA CONVERSATION, je veux dire
Lyna dit (20:43) :
ho oui on pourrait s'y méprendre
Lyna dit (20:43) :
bon il faut tt de meme que je texplique!
Sarah dit (20:44) :
Dis-moi, je t'en prie.
Lyna dit (20:45) :
je traverse une phase d'anti-tout depuis Ionesco lOl l'anti-théatre ma bcp fait réfléchir et là tu étais mon cobaye jai tésté un procédé danti conv, je te reprenais mot à mot et je transformais jusquà ce que l'on débouche sur un véritable quiproquo!!
Lyna dit (20:45) :
ça navait aucun sens rassure toi
Lyna dit (20:45) :
mais c'était poilant
[...]
Sarah dit (20:50) :
limite, je réponds aussi parfois des trucs un peu à la n'imp, paske ça m'vient en tête et qu'avec toi je me permets de dire ce genre de chsoes spontanées avant de peser le poids des mots!
Lyna dit (20:50) :
ah ui
Lyna dit (20:50) :
et je disais
Lyna dit (20:51) :
et c'est pr ça que je t'aimee!! le jour ou tu sous peseras tes propos ma chère, loin de moi roturière!!
Lyna dit (20:51) :
un truc comme ça je crois
Lyna dit (20:51) :
la fatigue..
Sarah dit (20:52) :
heu ok ^^
Sarah dit (20:52) :
J'ai compris le sens
[...]
Sarah dit (21:27) :
[...] paske tu n'es pas sans savoir que demain est la journée anti sida.
Sarah dit (21:27) :
Toi qui es anti tout
Sarah dit (21:27) :
Es-tu peut-être anti anti sida? pff ça serait un comble, paske anti anti ça fait casse tout.
Lyna dit (21:28) :
trop bon
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# Posté le dimanche 30 novembre 2008 15:40

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 09:30

Cela tient de l'onirique, j'me laisse porter puis ma conscience me reprend trop vite.

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Je ne fais que rêver, en essayant tant bien que mal d'avancer, peu importe où. Autant que je peux paraître prisonnière d'un tas de contraintes, je vagabonde sans même m'en rendre compte. Mon coeur bat, je veux vivre (me sentir). Me demande si l'heure est à réaliser ou à, comme je le serais tentée, relativiser. Et pourtant frustrée. De me sentir incapable d'affronter mes cours (pourquoi les moyens sont-ils toujours si incohérents face au but ultime? - je ne prends pas mon pied, seulement mon courage à deux mains jusqu'à ce que je puisse prendre mes jambes à mon cou...), de ne pas pouvoir m'acheter un billet pour le(s) concert(s) d'Indochine (pas là, n'oubliez pas), de parfois être lassée par la danse classique, de m'faire observer avec un regard satisfait comme si j'étais un but en soi, de la rectilignité de mon existence soumise aux lois établies. Et pourtant excitée. Par ce défi à relever, par ces idées interdites, par ce qui me fait vivre. Mais je ne peux m'exprimer en liberté. En privé, mon passé est dorénavant dans le tiroir des bons souvenirs et je me repose sur des espoirs futurs, bien sûr sans certitude aucune que je ne me prendrai pas la porte vitrée dans la gueule car, de loin, j'la crois ouverte. Puisque j'existe.
Ca faisait longtemps que je n'avais plus ressenti ça. Maintenant me direz-vous: sers-t'en pour réussir. Pour une fois que ça ne me désole pas, ça me passe au-dessus. Mais n'oublie pas... tes objectifs. Car maintenant il en est aussi de ton image - et de ton avenir. Potentiel séduction.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 11:10