Lundi 13 octobre 2008, 22h30.

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J'ai trop de choses à dire, ça me fait peur. Et pourtant à faire! Lire un livre de français, étudier de l'espagnol, entre autres. Tout semble traîner, du moins scolairement. Car merveilleuse nouvelle: ce soir je dors dans une chambre qui revit. Ordonnée (quoiqu'il me semble déjà m'être laissée aller dernièrement), peinte (certes ce n'est pas du travail de pro mais j'apprends petit à petit à avoir une vue d'ensemble), mais la même qu'avant. La deuxième chose qui ne traîne pas, c'est ma vie sociale. Quand j'y réfléchis, j'me dis que la Sarah que je suis évoque bien plus de choses à une multitude de gens qui n'ont rien en commun les uns avec les autres, que je ne me l'imagine. (Et mon rêve serait de les voir tous, un jour, rassemblés pour moi).
Aujourd'hui, journée pédagogique. Moi je dis: quel week-end! Un peu out, allez savoir pourquoi. Et puis malgré tout, des événements inattendus que j'ai l'impression de vivre saoule, naturellement et c'est ça le pire. Un peu magique. Des rencontres dans le train, le feu aux joues, ma "passion" pour la SNCB, mon caractère peureux influençable mais heureux, ma mémoire volontaire... Je ne veux pas tout résumer, ça c'est pour moi et chacun des Nous différents que je peux former avec ceux/celles qui altèrent ma vie et lui donnent un sens. Je ne veux pas faire long non plus: l'impression de, déjà, à pas 17 ans, n'avoir plus le temps. Bref: il n'y a ici aucune anguille sous LA roche et je rajouterais que "c'est horrible", angoissant même! (Congestionnée... le dernier rhume fut celui de Walibi). Dès lors: faites comme moi, soyez plus jolis, ne retenez que le positif... (et putain je stresse! Vivement la retraite et les vacances de Toussaint, si courtes et déjà remplies soient-elles).

Vidéo: une chanson à la vertu calmante.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 12:10

Je prends mes jambes à mon cou.

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Je me sens toute bizarre. Mais ce n'est pas bizarre qu'il faut que je me sente pour écrire quelque chose de durablement correct et potable. Je sais pas. Quelle merveilleuse phrase, je l'utilise trop, quel stéréotype. Une pointe d'énervement se montre là. Ici-même. C'est rare, hein. Je suis toujours gentille, trop, et merde alors, pourtant j'me sens jamais (je ne suis jamais) hypocrite, comment je fais je sais pas. C'est juste que j'ai trop vite pitié des gens, nan c'est pas d'la blague, j'devrais jamais le dire d'une telle manière, mais c'est de la compassion humaine en fait, toujours se dire qu'on n'a pas de revanche à avoir de quiconque, qu'on ne sait jamais, il faut assurer ses arrières, mieux vaut avoir plus d'amis que d'ennemis, puis bien s'faire voir, tout ça. Quelles conneries, ce "qu'en-dira-t-on", dont je suis tout aussi sujette que les autres. Que ceux dont j'ai envie de dire qu'ils sont tous les mêmes, et lorsque j'y pense j'me dis... Ben oui, moi aussi. A ce point de vue-là, du moins. Le reste, une voix me dit que j'ai quand même envie de sortir du lot. Quelle banalité, ça aussi. On croirait entendre n'importe quel "ado" (et que je n'aime pas ce terme) parler. Enfin. Apprendre à dire merde, pas juste pour jurer, mais à la gueule... nan je pourrais pas. Je prends sur moi, toujours. Je souffre d'être observée, qui eusse cru un jour que cela me ferait un tel effet? Je déteste les articles irréfléchis, enfin là au moins j'pars pas en couilles ni en délire (je suis vulgaire, ça se sent que c'est spontané, même plus: lâché par rapport à tout ce qui ne sort pas en général) et on me comprend d'une seule lecture. Mais quand même: ce sont ces poussées que je regrette souvent plus tard, ces mots sans poésie aucune, ce "je sors ce que j'ai à dire le plus vite possible"... Vous savez, j'ai tellement d'humeurs différentes. Et pourtant c'est toujours les mêmes. Soit un peu je m'en foutiste, soit rêveuse, soit perdue/à fleur de peau et sans ambition aucune, soit encore extravertie, trop peut-être, bavarde, euphorique presque pour aucune raison valable, si ce n'est que j'finis toujours par me faire remballer par quoi que ce soit, parfois ma propre conscience. Là, j'commence à sentir les travaux scolaires devenir petit à petit des fardeaux, enfin je le pressens, je le sais, comme si j'avais encore daigné oser que j'aurais pu ne jamais plus verser une larme? Ca viendra plus tôt que je ne le pensais. Quoique quand j'relis tous mes vieux messages... Oui, je ne devrais pas, mais ils font partie de moi (trop encore, certes) et que je vois les dates, j'me dis: l'an passé ce fut pareil; et j'm'en suis sortie. "Oui, mais". Nous sommes à nouveau AVANT la montagne à franchir, plus après. Ne pas se reposer sur ses lauriers, n'est-il pas? Et que de négatif aux alentours dites donc. Demain matin je danse. J'ai besoin de liberté. D'un nouveau jean, de nouvelles chaussures, de regarder moins la télé (paske Seconde Chance sur TF1 et puis Marienhof im ersten, l'un à la suite de l'autre ça fait beaucoup), de m'occuper toujours pour n'pas avoir l'temps de penser à mon coeur de sucre. J'ai besoin de me prendre en main, car sinon bye bye l'Allemagne, je n'pourrais pas laisser ce rêve (le début sera un cauchemar, alle sprechen zu schnell für mich und davor hab' ich ja Angst...) me passer sous le nez. Je dois relire mes cours touuus les jours. Quelle vieille idée, quel vieux concept, quel courage! Je ne l'ai jamais eu, jamais n'ai-je eu besoin de cette habitude pour arriver jusqu'ici, j'me dis j'ai toujours échappé à ça... J'sais pas comment. Et ce week-end ne sera pas encore celui où j'vais avancer beaucoup pour le travail de Verhaeren. Demain après-midi je dois peindre. Je n'pense pas connaître beaucoup de monde autour de moi qui met plus de trois mois pour détapisser et peindre sa chambre, n'est-ce pas? J'ai honte, inutile d'en rajouter merci. Dans deux jours on est le 12 octobre et je n'rappellerai à personne ce qui s'est passé le 12 octobre 2007 car ce jour m'a choquée à vie, je l'espère du moins car je n'imagine pas le point de tristesse que ça atteindrait si on oubliait ça. A l'époque où j'prenais encore le train tous les vendredis à quatre heures, parce que quelqu'un que j'avais choisi m'attendait et m'aimait. Mais ce n'est plus le cas. Et je vais à Liège dimanche, sans rapport aucun. Bientôt la retraite... Que de projets, tout cela est flou, tout cela arrive bien trop vite, comme tout, tout ce que l'on prévoit "fort à l'avance", en fait à peine dans deux semaines. Je ne sais que dire. Ce texte n'a aucun plaisir, aucun sens caché, son seul but fut d'être spontané pour vous montrer que je vis encore, oui c'est vrai, et de vous prouver donc que je suis plus belle dans mes délires, que je suis plus jolie quand je ne retiens que le positif car je laisse tomber au maximum les coups de blues sans profiter de leur état d'âme particulier qui me permettrait de mettre en valeur une autre partie de moi-même, de ma façon d'm'exprimer, juste parce qu'ils sont bien trop éphémères et que j'ai peur de regretter, je préfère le durablement vrai. Ne l'ai-je pas dit au début de ce texte? Nous dirons que j'aurai dit pas mal de choses, déjà trop, mais si peu en même temps, et si mal surtout. Je m'arrête ici. Bonne nuit...

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 15:37

Saumon rose remonte le courant.

Il m'est toujours difficile de revenir en arrière, douloureux de rechercher mes émotions. Et pourtant... elle tourne. La terre! Moi aussi, je tourne déjà, au second sens du figuré s'il s'avère. Ressaisis-toi... Ca fait longtemps. Oui, je le dis inévitablement à chaque signe de vie que je donne, pardon que je daigne donner. Parce qu'à chaque fois il est inévitablement relativement vrai.
Je suis perdue. Dans les méandres de ma mémoire. Ma précieuse n'est qu'aide passée, souvenirs, expériences et leçons. Je crois être comme un billet d'humeur, enfin disons que j'me suis trouvé une caractéristique commune avec lui. C'est que l'affectif domine sans argument. Cela dit, si j'avais ce sens unisujettal, ça éviterait quelques mystères ou malentendus (penser: Misverständnis) parfois. Ma mémoire est tout ce qu'il y a de plus spontané dans ma façon d'être, car telle que j'écris, c'est phrase par phrase (il faut apprendre à aimer ce mot, J.) qu'elle se construit. Sincèrement, j'ignore. Si elle est comestible. Si ceci est grammaticalement correct. Et si quelqu'un me suit. Depuis le début, j'ignore. Quelle flèche avoir suivi. Je suis aveugle (j'ai les yeux fermés). Et ma mémoire (est) intérieure. Mon futur multiple.
Pour feindre la touche de cognitif dans le tout je propose Chronos. Non c'est pas un nouvel ami, il est toujours pressé. Surtout ces derniers... temps. Je l'ai suivi. Chronologiquement? Ca donne...
L'engrenage doit se mettre en route. Un anti-sèche? Une demi-page pour introduire ce qui pourrait ne jamais venir. Le stylo danse de lui-même sur le papier, les petits carrés... Ca fait du bien (rends-toi compte).
J'y vais. Pause. Rebobine. Play. Vendredi 12 septembre, ce n'est pourtant pas loin. NB: m'acheter des chaussures qui ne transpercent pas après quarante-cinq secondes sous, il faut bien nommer ça: la drache. Je suis plus belle dans le délire, non? Je weniger es sinnlos ist, desto besser ist es. Réconcilier les deux scindés, l'ironie du sort étant cet imprévu rajoutant de l'huile sur le feu. Ca donne quoi, vu de l'extérieur? Comporte-toi en scorpion...
Je ne me souviens même plus de la fin de cette journée, n'ayons pas peur des mots (aimons-les tous), "merdique". Pluvieuse? Rien n'est assez fort. Cela m'arrive quand même de râler, faut pas croire. Le débit ralenti, mémoire déballe tout ce qu'elle sait mais peine à détailler l'ensemble. J'ai dû aller dormir tôt. Car samedi, j'ai dansé. Entre: l'après-midi à forcer l'allemand, forcer ma volonté sincère. "Ich kann gut mit Menschen umgehen und werde sicher eine tolle Erfahrung erleben" (danke ihm dafür). Dansé classique, dansé en jean. L'ardeur face au plaisir. Le tout est un plaisir. Le bal face à la forme. Erreur: j'étais "à fond la forme". Emue d'avoir bu quatre bières (tout est à analyser). Rien n'est à réfléchir, si ma main te cherche c'est que mon coeur lui dicte et cela ne peut être que bénéfique. Je l'ai oublié (extatique), tu m'as transportée. Certes: déséquilibre. Certes: je suis bi sur les bords. Mais rien ne vaut les bras d'un homme. Certes tierce: Chronos a failli me semer, infatigable, lorsque je rêve (à tes côtés, Monsieur I, et je devrais être interdite de lectorat), il court toujours. Ainsi donc contrainte(s), mes lèvres furent tiennes durant j'estimerais une heure (on s'en fout) et puis le silence a enterré ça.
Dimanche onze heures. Gommée de sébum, dénuée d'album (il est des obligations de l'esprit vif qu'on ne peut ignorer, la rime peut ne rimer à rien). Il faut se plier aux règles de (la) vie. Ce texte est porté sur la notion du temps, heureusement il ne m'en prend pas exagérément. Pas autant que le train, du moins (passage-lien)! Arlon Marbehan Libramont Jemelle Marloie Ciney Namur Gembloux Ottignies Bruxelles-Luxembourg Bruxelles-Schuman. Je me fais peur (verso). Puis le métro. Une heure et demi, je séduis, l'étant moi-même. Aller signifie retour. Amour, jour, contour, tout s'applique à sa manière. Enrichie d'immunité (réserve linguistique a parlé), sur le quai je t'abandonne et tu n'es jamais que la troisième deuxième personne du singulier que j'évoque ici. Rien pour un jour te retrouver (acide aminé). Un heureux dimanche soir, dimanche veille de nouvelle semaine, y aurais-je un jour cru? L'exception qui confirme la règle... Et je suis prise (dans l'engrenage germanophone).
Je mets le turbo. On devrait aussi me l'interdire, c'est de la mutilation de pensées. J'suis pas sûre qu'il y ait assez de place pour toutes alors ça se bouscule violemment là-dedans.
Puis je me retrouve vendredi. Hier. Accordez toute son importance à ce joli mot. Comme les autres. C'est pas toujours facile... de réussir à sortir (parole de renfermée). Puis une fois cela (peut-on appeler ça l'effort?) fait, il n'y a jamais de regrets. Car comme prévu, tout se déroule (comme un tapis rouge; Monsieur Moi, chantes-tu ce soir? Lyna-informations j'écoute). Une pêche, "Dieu" que c'est original, par contre, un peu plus, cette complicité, je ne sais pas: à moitié retrouvée, en partie renouvelée et enfin dernièrement née. Les médicaments doivent-ils toujours avoir des effets secondaires? Suis Chronos: il répondra à tes questions. Et donc ce titre de film ne m'a pas encore tiltée. Son contenu par contre, m'a émue (bis). Il paraît que l'accouchement est une des trois douleurs classées "les plus insupportables". Tant pis. (Ne jamais oublier: il faut payer...). Soirée simple, soirée suffisante. Minuit. Mon lit ! Six heures quarante-huit. Mon liiiit, j'vous en supplie! Do you see the difference? Jusqu'à arriver ici.
Ca y est là, tout le monde atterrit? Moi y compris. J'ai réussi, j'ai ressenti (au ralenti, puis ça casse tout mais en diffus). Alors c'est difficile. Une fois (enfin) partie, de retrouver le présent. Je suis fatiguée et ai besoin d'une cure de sommeil qui ne pourra "malheureusement" durer qu'une nuit (marmotte au pouvoir). Mais avant de se quitter (oui, sans certitude qu'il y ait quelqu'un, je le dis, car de toute façon, plus on est, plus on se sent seul), je tiens juste à préciser une idée (un flash), qui, d'un coup, m'a tracé tout mon avenir. Et si j'allais en haute école de secrétariat? Ca m'conviendra bien, cela me botte (à talons). Et en attendant, j'ai une langue à bilinguer (rien à chercher: ce soir j'invente beaucoup), une rhéto à gérer, l'impression d'avoir plein de choses pour m'occuper: pas le temps de m'ennuyer.
Axune vit. Merci et bonne nuit. Cela tient sur une page et trois quarts. Souris (nom de famille). C'est fini (sans fêtes de Wallonie).

# Posté le samedi 20 septembre 2008 16:57

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 12:37

Petit planeur largué de l'avion est heureux car tant qu'il plane...

Petit planeur largué de l'avion est heureux car tant qu'il plane...
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En retard? Je n'sais pas... Absente? Souvent. Sarah? Ca va.
Merveilleusement bien. Je peux juste, encore une fois, m'excuser? Je sais qu'c'est pas nécessaire, mais... Ca doit faire partie de mon caractère de soumise! Chose faite, donc. Je vais ainsi commencer plus ou moins là où je pensais m'être arrêtée dans ce dernier article du 17 août (le seul du mois...). Le jeudi 21, c'est à Ath que la SNCB m'a emmenée. Le Rouge mis en boîte pour toujours, vous n'en verrez rien. Ce fut un plaisir général. Avant la vlaamse kust où, d'ailleurs, les gens m'ont pas attaquée parce que je gueulais en français partout, c'est pas la guerre entre les Flamands et les Wallons, c'est la guerre entre leurs politiciens respectifs, oui quelque chose dans mon humeur coinçait. Lundi 25, même à LLN j'arrive à croiser des connaissances, ça m'rend le sourire. Chemin du retour, j'adore toujours autant ma maison. Mardi treize heures quarante-six, place de Go Pass remplie, j'suis à nouveau partie. Une nuit avec Marlou, catégorie de Tous ceux qu'on n'oublie pas, avec qui on n'a pourtant pas de relation, sauf occasion, comme ici, qui fait du bien. Variation. Mercredi, Sophie dont le nom de famille finit en -i et tous Eux, et moi, ça fait un beau groupe. Une vingtaine d'horizons différents rassemblés pour se rencontrer: formation baby-sitting. Et puis Wall-E, c'était tout mignon. J'ai bien dormi... Jeudi, au milieu des champi, ça fume, ça conduit, ça fait "la petite musique c'est moi" :D jusqu'à cinq heures du matin. (J'suis tombée raide dingue de Mario Kart sur Game Cube). J'ai fait le plein de rire. Presque honte... presque. Alors vendredi, 7h20, calculez 2h de dodo, ça fait bizarre de rester chez des gens qui s'en vont avant soi. Last day, on s'reverra plus jamais, trois jours c'était pas assez, j'ai pas appris assez sur les bébés, et puis c'était prédit, de si petites relations deviennent vite fânées. Vendredi encore, c'est propre que je quitte le kot trouvé sale à mon arrivée. Vendredi toujours, Fouches j'arrive. Et là, de Les revoir, ça a fait quelque chose. C'est vrai, une impression de cheveu dans la soupe dès le départ, trop d'enthousiasme se dégage en concentré. Et pourtant l'autre gaz a pris feu mieux que j'eus cru, mieux que le mien. Pour la première fois il y a eu du verre cassé, j'me suis coupée, voyez ça au figuré car le reste a été nettoyé. Et puis on s'est entraîné à coller. On s'est découvert des talents, des moitiés à compléter. J'ai jamais... ? Une pensée pour Lara Fabian et son plus bel aveu; tout l'monde connaîtra toute ma vie sous peu. A part ça, fut-ce vraiment ma place ce soir-là? Devinez à quelle heure j'me suis couchée? Cinq heures (bis). J'sais pas comment j'ai tenu. En dix minutes j'étais très loin. Jusqu'à ce que j'ouvre les yeux dans le bleu (visuel, le soleil dans le ciel, c'est promotionnel). Joli réveil ! Samedi, alors, a bien commencé, journée à m'reposer. Sauf quand un imprévu s'impose, j'ai inauguré Le Vénitien, jusqu'à une heure du matin. Désolée, ce n'est pas sain, il n'y a pas de plus loin, aimer bien a une fin. Dimanche. Lundi. Mardi. Mardi 2 septembre. Couche de fond tapisse mon mur. Quelle influence: couleurs choisies, ce sera Ombre 1650 sur le mètre de largeur de la cheminée et au-dessus de mon lit, Bleu light 6271 partout ailleurs. Mardi, Bambi. Et tout ce qui s'ensuit, cosy. Jusqu'à cinq heures? Jamais deux sans trois, je confirme. Au moins, j'ai passé commande pour mon anniversaire. Vous savez ce qu'il reste à faire. Mercredi? Mercredi, rien de précis. Jeudi, si. Go Pass aller, gaufre à l'arrivée, c'est pas tous les jours que j'vois des prostituées non plus, les Guillemins c't'un peu cru. Rue de passage, après tout à leur âge, peut-être croient-ils que la vie n'est pas sage. Emilie, encore un -i, décidément avec Dolly, un habitat de folie. (En manque de félin je suis, servie.) Le reste, heu trop de sous dépensés pour lui, un magnifique sac (Pieds du monde) pour moi (qui contiendra une nouvelle farde non dédicacée...), Belle-île, son entrée place du Fourchu Fossé (voir photo) et son Quick, mon équilibre sur un fil dans le bus qui fonce, qui fonce, j'me laisse bercer, le tout sur une allure de mots fléchés. Des enceintes, des femmes enceintes, serait-ce une nouvelle poussée? Deux T-shirts, une chemise, un pull (le seul coup de foudre double), Springfield j'y retournerais bien, j'suis love de ces sweats qui m'font penser à... Parenthèse, tant que tu veux, c'est une habitude qu'on s'prend, ça fait trois fois seulement, si elle me voyait pourtant... Et toi alors, explique-moi vraiment. Ce soir de toute façon, je sais à quoi m'attendre. Secret Story la finale, mais je garde ça pour la prochaine fois, je n'fonctionne qu'en flash-back. Je ferme. De toute façon, tout ce qui n'est pas encré est ancré sans façon sur mon disque dur interne (gratuit, lui). Jeudi, minuit et demie, Odette Toulemonde m'a transportée jusqu'à mon lit. Enfin, lit de remplacement que j'me suis approprié durant la durée du capharnaüm autour du mien. J'eus du mal à m'endormir, l'odorat surdéveloppé ou trop privilégié, ça sent toi etcaetera. J'eus presque oublié d'ailleurs: Boss ce matin, je chavire tout plein, c'est fou le pouvoir d'un parfum... Souvenirs, souvenirs. Nous sommes donc le vendredi 5 septembre. Officiellement, je suis rentrée. Très déçue par la séparation de la 5ème E. Les histoires 4, plus nombreux, rassemblés; en histoire 2, Dieu merci j'me retrouve avec quelques repères, au milieu des nouveaux (même en rhéto...) et des têtes connues, appréciées de loin pour la plupart, dépréciées carrément pour d'autres. 6ème C, j'préfère pas penser au prénom de mon titulaire, c'est jamais que la troisième année consécutive qu'il me donne géo, depuis que pour lui j'étais revenue en août j'ai l'impression de ne plus le quitter... Mine de rien j'suis un aimant à profs, dès que j'sors de chez moi ou presque j'en croise un(e). En français, on nous a annoncé des dictées, j'y croyais plus, le reste ça fait peur mais il le faut, il le faut, c'est au début qu'il faut s'accrocher, tout se joue à quelques points... Heureuse de se retrouver pour un cours au moins, on n'est pas si loin, mais moi j'ai perdu un bout, mes habitudes, le casier sera le 004, merci pour l'échange, ça tombait au bon moment. Et déjà j'me propulsais un an en avant, en français ça va si vite, mais en allemand, pourquoi ai-je renvoyé ce formulaire de préinscription? Parce que je savais, et que je saurai, mais que je sais aussi (la difficulté). Prise de court, là, j'ai pas tout compris. Même le midi, déboussolée. Un peu de temps. J'étais pas prête, ma chambre est un chantier. J'étais pas prête, cette dernière semaine seulement j'ai pu pour de vrai m'amuser (sans abuser). Comme l'effet du stress avant un événement nous pousse à tout faire pour le réussir. Comme l'effet du changement fait peur... Et, distraite, je me demande encore... Mais ils sont où, les plus grands que nous ?!

DEGENERATION

# Posté le vendredi 05 septembre 2008 09:45

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 07:25

Relativisation des opposés.

Je suis là. Après de trop nombreux jours d'absence, j'en consens. J'ai pourtant essayé une fois ou l'autre mais rien n'y faisait. Plus j'attends, plus je deviens exigeante je crois. Résultat: ... je ne suis jamais sauvée.
Bref. Avec tout ça, je ne sais même plus par où commencer. Le bon bout? Si possible. J'avais omis de vous dire: je suis allée aux Francofolies. Deux jours. C'était sympa, "sans plus" mais ma cure de sommeil cette semaine-là devait arriver à sa fin, ça tombait bien (17&18 juillet). Dimanche 20, maman ne fait pas ses 50 ans. Le 21 juillet, fête soi-disant nationale (peut-être la dernière, qui sait?), enfin peu importe le prétexte, à part le seul être ami manquant (jusqu'au 29, Sophie, tu laisses un vide), cette soirée fut vraiment plaisante. Comme je les aime. Ni plus ni moins, c'est pourtant rien d'exceptionnel. Le 25 juillet est la date de l'article précédent.
J'ai ensuite travaillé à partir du 28. Rien de passionnant. Au contraire, j'étais parfois dégoûtée de devoir jeter sans cesse des centaines et des centaines de papiers en tous genres. Des ordonnances, fiches d'admission, vieilles factures. Papiers d'hôpital. Que du confidentiel. (Trop de dates de naissance aux alentours de 1930 aussi, la médecine c'est bien mais il n'y a plus de limites au vieillissement humain; je vous ai déjà parlé de mon désir de retourner la pyramide des âges dans les principaux pays développés?) Du luxembourgeois dans les oreilles, de la jalousie envers tous ces trilingues et polyglottes autour de moi. Le 30, on m'aime. Le 31, je vaux tout l'or du monde. Jusqu'à ce que... choc. Un admirateur secret se dévoile. J'ai mis deux semaines à répondre quelque chose de gentil et franc, du mieux que je pouvais. Le mardi 5 août, je repère un "beau mâle" dans le train, me dis que les transports en commun ont des avantages aussi, je suis indépendante de la voiture de maman. Mercredi, la SNCB a du retard, le bus de la ligne 13 part sous mon nez, tant pis j'saute dans le 18, merci les gens de ne jamais me laisser seule sans connaître mon arrêt. J'aime les inconnus qui m'aident s'ils le peuvent et essaye aussi du mieux qu'je peux d'en être une, dans d'autres circonstances. Ce matin-là, en dégrafant encore, j'aurais pu écrire, si j'avais eu l'occasion. Mon mécontentement s'efface avec le temps, la fatigue et mes idées meilleures. Même si ce même soir, peut-être décidée que j'étais à me faire un tant soit peu remarquer, exister, mon rendez-vous espéré n'eut pas lieu. Inconnu il restera, peu de chances j'ai de confirmer ce caractère que je me suis imaginé rien qu'en le regardant. Je suis sûre c'est quelqu'un de bien, m'a dit un air de ressemblance... Arlon n'est pas si grand?
Le 8 août, plusieurs armoires vidées, rangées, je revois enfin la lumière du jour; sentir la chaleur du soleil éclatant sur ma peau est toujours surprenant. Deux messages accroissent mon sourire. Toujours des personnes différentes ont des répercussions sur moi depuis le début de ce texte. De ma vie.
Le samedi 9 août, un an que je fus alcooliquement loin pour la première fois de ma vie. Ce jour a été marqué par une vraie belle rencontre en particulier, parmi d'autres tout aussi enthousiastes, grâce à un peu de temps parfaitement utilisé. Il faut le sentir de suite.
Dimanche, je respecte la foi que je n'ai pas. La convivialité me touche, le charisme porte bien son nom, mais tant qu'il n'y aura aucune preuve de Tout Puissant, je me garderai de donner du temps et des pensées à une quelconque religion. La sérénité que je peux trouver se cache en l'Homme que je côtoie chaque jour.
Ce jeudi 14 août, l'impression de vivre ma première vraie soirée d'été (c'est pourtant pas vrai) m'a envahie. Je crois mordicus en l'amitié garçon-fille, ce n'est plus à prouver. Vendredi, faute de détapisser/poncer mes murs/repeindre, je trie, vide en partie mes armoires et tiroirs, ça soulage.
Et puis est arrivé le samedi 16 août.

"Ca a(urait) fait un an".
Tout s'embrouille. Aujourd'hui est un jour spécial. Oui j' "ose" vous parler d'aujourd'hui alors que je dois avoir une vingtaine de jours de retard car je ne sais pas rattraper ce que j'ai laissé filer, peut-être qu'un jour ces choses reviendront, enfin "une fois", comme ça... En attendant, je suis là. Déçue, en désaccord avec moi-même, en questionnements. Mais aussi pleine d'espoir. Encore. C'est pour ça que malgré moi, pour la deuxième fois conséquente, "c'est joli... mais moi je fuis". J'ai peur. Il faut que ça vienne de moi.que je souffre pour l'obtenir. Je cherche le regard, je l'ai toujours fait. Sinon je m'efface sans contrôle et mon extérieur seul n'est plus grand chose comme compagnie. Il ne faut pas m'accorder trop d'attention. Mais de toute façon j'me fais des films, il ne s'est rien passé. C'est juste que je sais... je ne sais que trop cette attirance d'Hier (bon anniversaire). Et c'est pas parce qu'on m'a jusqu'à présent donné tort que j'en ai le sentiment. Loin de là je sais pas. Je suis dénuée de raison. Une conscience en fait largement office. Le reste, senti.Ment.S.Onges. Je m'y auto-perds. Wo ist die Grenze? Keine Ahnung, nur leb. Tant que je le puis. Ca faisait (trop) longtemps. Ca fait du bien, même autant que de mal. Et j'aime ça. (Sans me provoquer.)
Mais il n'y aura pas de fin. (23h)
Une pulsion que j'aurais tendance à vouloir regretter, mais c'était moi pour de vrai. "J'ai pas envie de me retenir d'écrire parce que ça m'tient à coeur aujourd'hui". Le bal à Freylange s'est déroulé sans moi, déjà celui de 2007 m'avait envoyé une soirée bizarre de loin de l'événement. Introspections. J'hésite alors entre Partons vite, 1/2 Lovesong et Someone new, mon shuffle joue, me ressemblerait-il, petite joueuse? Je ne regrette que ma réticence inutile, le reste était bien. Cire (sûre). Je crois. C'est toujours en m'auto-croyant que je fais souffrir. Je suis désolée. Naïve et inconsciente. Et là, ma petite manquante absente, je pense nous trouver un point commun. "der Erfolg". Ca tourne à la culpabilité par après. A l'aller, sans souci. Au retour, à peine laissés en tête-à-tête, ja ich spreche Deutsch, warum? Wie heißt du? Pardon? Dein Name? ... Ich versteh' aber vielleicht hab' ich keine Lust, ihn zu sagen... Keine Lust? Déçu. Mais il sort. A tout jamais du wagon, du train de ma vie. Dommage, les quelques minutes que j'ai mis(es?) à le cataloguer de regard (certes attractif, mais) falsifié, n'étaient pas mal en soi. Aucun de cette catégorie ne m'aura. Garder la tête haute, ne rien dévoiler comme centimètre carré de sa peau en lieu public (vive l'hiver) car le danger règne. C'est la règle d'or à ne jamais oublier. Une JJMS méfiante.
Je vais envoyer ce fichu formulaire de préinscription. Je partirai en Allemagne. Et j'aurai des cours d'anglais: double avantage. Parce que Kung Fu Panda c'était en VOst fr/all.

# Posté le dimanche 17 août 2008 11:15

Modifié le dimanche 17 août 2008 14:45