Je n'aurai jamais tout dit.

Je sais pas par quoi commencer. C'est pour ça que j'écris pas. Parfois j'suis comme vide, là tout est flou. Je grouille encore une fois. Le problème est que je suis fort exigeante, je retiens tout de peur que ça ne me plaise pas, c'est même pas une question de public ou d'avis extérieurs, parce que je n'écris presque rien d'autre que ce que je publie (à part mails, sms parfois longs et rares lettres). J'agis comme un filtre ou mieux, un pressoir d'oranges. Il y a beaucoup de jus, seulement je crois que trop peu passe.
C'est difficile. De savoir à l'avance comment partir pour que la suite coule de source. Je n'sais jamais, je me dis souvent alors face au résultat que je suis géniale (et jolie).
Mais ça n'change rien quant au fait que ce n'est pas l'ordre qui règne là-dedans. C'est comme dans La Maison des Secrets... Y a pas d'référence ou d'aveu qui tienne, c'est juste qu'à travers l'écran je m'évade dans un monde où il fait bon vivre. Depuis longtemps déjà je rêve de ma propre famille, pas en haut ni à côté, en dessous de moi dans l'arbre généalogique. Je veux faire mieux que l'exemple qu'on m'a donné. Et oui, je parle déjà de devenir bonne à marier (B.A.M., après le B.A.B....) et pour ça il me faut encore apprendre à conduire, m'occuper de la lessive, cuisiner, gérer financièrement une habitation, le jardin s'il y a, tout l'intérieur (je détapisse à une allure de tortue, je devrais peut-être dire dalmatien, ce sera la seule et unique allusion...; on verra comment ça ira la peinture) et j'en passe sûrement... Là, on a envie de me dire "Minute, papillon". Peut-être, mais c'est encore cette envie de grandir trop vite qui me revient. C'est pour ça, comme je sais que je ne ferai rien de concret avant d'être casée et employée pour longtemps (c'est pas parce qu'on ne compte plus les mamans de mon âge, les blogs pullulent, et que quand j'entends ou vois quelque chose, le mot grossesse n'est jamais loin, que je me laisserai faire), j'hésite à partir en Allemagne et "retarder" d'un an ce qu'il doit advenir (que je dois d'ailleurs encore décider; quand je vous dis que tout est flou...); mais peut-être qu'une année "loin" me permettra de mieux réussir après, ce serait la délivrance du doute, du regret d'avoir dit non, ce serait une expérience unique et une langue maîtrisée...
Ce qui est sûr, c'est... que les marins aiment bien les dauphins et que je n'ai personne à embrasser mais que la vie est belle. Aussi, je vais rentrer en rhéto et la réussirai, avant ça je commence à travailler lundi sauf que je n'ai pas de certificat de scolarité parce que j'ai oublié, et que ça m'a valu une étiquette de pas fiable par ma maman. C'est d'ailleurs pour ça que j'oublie presque jamais rien; j'm'estime pas parfaite mais, ho, si facile à vivre. Je rouspète jamais, j'ose même pas en rajouter parfois et c'est mal. Si je m'écoutais à fond, j'ferais des articles coup d'coeur, coup d'gueule, pour tout et pour rien. Mais je n'veux pas qu'une ligne, et je ne retiens que le meilleur souvent.
Ce qui est sûr aussi, c'est que j'aime et suis fière quand je m'introspecte, c'est une auto-psychanalyse et sûrement la meilleure consultation psy que j'pourrais avoir. Je me recule toujours plus du miroir pour me connaître toujours plus précisément, avoir une vue d'ensemble. Je finirai au ciel.
Et en attendant... j'attends. It was a year ago, today.

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 17:23

Fermeture de parenthèses requise.

Toute passion mène à la soumission.
Or, je suis passionnée.
Donc, je suis soumise.
"Syllogisme, s'il en est, tout c'qu'il faut".
Cependant, la passion n'est qu'une attitude que l'on adopte face à un quelque chose qui, aussi petit soit-il, ne peut être qu'énorme. Le mien, vous l'connaissez (sinon le devinerez aussitôt). Une seule règle: "si je ne vais pas vers TU, je me tue". Peut-être bien que le son est le même, ça doit faire bam ou poum. Au premier abord, du moins. Vu de l'extérieur où seuls les détails que la peau laisse passer sont perceptibles. Car à l'intérieur, c'est brusque, cet arrêt momentanément physique. Le cogne-coeur démarre, avant de partir très vite en vrille c'est évident mais ce nez s'efface. C'est exactement là en temps et en tant que non artificielle que je bous alors.

TEXTE JAMAIS TERMINE...
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# Posté le mardi 22 juillet 2008 17:06

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 05:25

Ich warte auf eine neue perfekte Welle.

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Mon blog ne peut vivre que si Je vis. Or là, c'est pas exactement le cas. Pour une fois, je n'ai pas à penser à mon univers scolaire. Great ! Alors, il reste davantage de place par rapport à d'habitude pour... le reste. Mon essentiel quoi. Mes horoscopes me disent tous que j'vais rencontrer l'amour cet été mais le pire est que j'suis censée vivre une aventure torride cette semaine (ça, c'était le chinois, avis à tous les natifs de 91/chèvres). Heu, avec une vache du pré par-là derrière?
Bref, je suis toute vide d'occupation alors que ma récompense aurait dû être que tout me "tombe" dessus en peu de temps, trop peu que pour réaliser quoi que ce soit. En attendant donc une nouvelle vague (eine neue perfekte Welle; que les inculturés écoutent cette chanson et oublient que Tokio Hotel a le monopole de la chanson allemande par pitié), je serai quelques jours dans un simili-coma; c'est-à-dire que je continuerai à rêver de choses bizarres, touchantes mais presque frustrantes et que j'aurai du mal à revenir à la réalité et que je me boosterai de manière écrite, je sais bien qu'il le faut. Pour m'entretenir, puis pour ne pas laisser passer trop de choses soi-disant "bénignes", et surtout pour nous faire plaisir.
Vous savez, pour en revenir au coma... Souvent, je m'imagine avant de plonger dans mon sommeil, si jamais je me retrouvais vraiment en état de légume à l'hôpital, combien viendraient me voir? Mine de rien, ça fait chaud au coeur. Comme si une situation grave opuvait petit à petit, contrairement à ce qu'on pourrait croire, non pas empirer mais améliorer la situation initiale, c'est une guérison globale. On s'en retrouverait... changé.
Je dis ça parce que j'essaye de prévoir l'avenir. Je partirai difficilement d'ici, je me connais. Dans une ambiance de fête et de derniers "tous ensemble", j'aurai choisi de m'isoler. Pour en fait aller m'accrocher sûrement aussi fort là-bas, duquel j'oublierai mon ici, que je finirai pas retrouver avec plus de regrets que je ne l'aurai quitté.
Et alors, on n'peut pas être partout à la fois. Début 2010, nous serons géographiquement et branchement distancés, c'est un énième nouveau monde qu'il faudra que chacun se recrée. Car ce n'est pas que je ne crois pas en Nous, mais plutôt en moi, du moins par pour ce genre de choses, déjà expérimentées à petite échelle. Ce que je veux dire, c'est que seules les choses graves seront encore soncidérées comme importantes, or l'essentiel tient à des inepties qui font que nous sommes Nous. En avançant, on laisse forcément quelques choses inachevées derrière soi.
C'est pour ça, soyons écolo: on garde et on recycle, surtout on ne jette RIEN. Alors c'est parti, c'est à celui qui aura la plus grande et la plus belle collection. La bibliothèque de souvenirs à partager, attrape-amis. Le jeu commence le 5 septembre, je serai là coûte que coûte; pour les fougueux, des amuse-gueule(s) seront disponibles dès que possible.
En attendant (bis)... il me faudrait d'abord trouver un COD à ce groupe verbal. Peut-être que ne pas le savoir exactement me facilitera la tâche quant à un simili-bonheur (il restera acompagné de cet adjectif tant que je serai... avide de perfection).
En attendant (ter)... je crois que ça va, jusqu'à ce que je réalise être loin de Moi, celle qui j'espère ne dormira pas trop cet été car ce n'est pas la meilleure manière de recharger ses batteries..! Oui, en fait je vis pour de vrai avec ma majuscule et normalement voire presque trop peu pour l'instant, sans. Donc, lorsque Je vis, je dors. Et inversement: si Je dors, je vis (comme maintenant, peu ambitieuse).
Mais n'oubliez pas que les deux sont étroitement liées, je prends doucement confiance en moi pour M'aider en temps voulu à vivre plus que correctement. J'aime les miroirs... et soigne mon allure. Il faut faire semblant de s'adapter à tous ces cailloux alentours mais toujours rester fidèle à soi-même: artichaut. Et ça se voit. Je ne saurais dire comment mais dans la majorité des cas, la perception ne trompe pas.
Allez, j'ai faim ! De vos coeurs d'artichaut...

# Posté le dimanche 13 juillet 2008 09:07

La vie est belle (offre soumise à conditions).

La vie est belle (offre soumise à conditions).
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La condition, c'est le mur contre lequel je m'appuie et qui me retient de m'envoler vers le ciel...
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Photos prises à Avignon le jeudi 4 juillet 2008.

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 15:03

C'est beau mais c'est pas plat.

...le paysage. Pédale, souffre. Repose, admire. C'est applicable à tout mon être. Je sais avoir déjà exprimé mon opinion sur le fait que chaque instant de bonheur se paye. C'est un peu pareil ici... J'ai réalisé... être irrégulière. Dans ma confiance en moi, mon ambition, mon énergie, mes volontés, mes humeurs, ma faim, mes relations... Tout. Sauf, je crois, j'espère, ma façon d'aimer.
Côtoyer aussi quelqu'un auquel je n'suis pas habituée en grande quantité m'a fait comprendre que, décidément, tout est lié à ce monde que je vois coupé en deux. Je veux dire, il y a les forts, ceux qui en veulent et réussissent. Par l'économie bien sûr. Cette enfoirée-là. Et puis il y a les faibles, ceux qui ont d'autres valeurs. (Mais ils sont autrement aussi forts, pourtant...). Tout comme il y a... "Préfères-tu avoir une bonne vue et voir les imperfections ? ou tout trouver joli en sachant que t'es myope ?" (pour reprendre une question qui ne m'appartient pas)... Y a plus qu'à choisir son camp. C'la est difficile... "ma réponse varie en fonction de mon humeur". Bref, rien de plus vrai que cette fatalité. Y a deux grandes catégories, enfin j'n'en vois pas d'autres essentielles. Rien à rajouter... et comme ça, ça paraît simple et court mais à l'intérieur, si on s'y intéresse un peu... c'est moins évident.
Petite parenthèse quand même: j'viens d'manger une gaufre au chocolat et j'ai pensé: "c'est du sucre rapide, ça va passer dans mon sang... paske ça va d'abord fabriquer du glucose (ou je sais plus hein..)" et j'ai pas savouré à 100% d'ma gaufre comme si j'étais une idiote et qu'j'avais pas appris ça... pareil pour géo: à quoi savoir que y en a que pour les intérêts économiques (des SOUS y a qu'ça qui compte dans c'monde ? ...) si on s'ent quand même impuissant face à ces injustices? Des fois j'me dis que j'voudrais être, pas débile, mais moins informée, moins consciente du monde qui m'entoure (bien qu'il me semble si loin !), pour pouvoir me consacrer pleinement à mon p'tit monde de connaissances (quel égoïsme j'te l'accorde oui) et pourquoi pas être plus heureuse ? Mais bon, on n'choisit pas c'qu'on apprend...
Tout ça pour dire, fermer les yeux, c'est au moins une porte vers un simili-bonheur. Simili parce qu'on ne sait pas si celui ou celle qui cogite et cogite toujours, à la fin aura atteint du bonheur plus intense, du vrai alors... et en même temps, on n'sait pas si c'la peut vraiment arriver ou s'il vaut mieux vivre sa vie en pensant qu'on n'en a qu'une, profiter un maximum, "les yeux fermés" puisque ça sera au moins ça de pris...
C'est toujours la même question qui revient. (Bout d'un propre commentaire posté le mercredi 14 mai 2008 16:27)

Bref, je voulais je sais même pas comment (c'est bien moi) en venir au fait que si certains savent (parfois) écraser les autres pour atteindre leurs buts, c'est pas mon cas. J'aime trop facilement et trop, sûrement, ce qui peut m'amener à l'occasion à un état de pitié. Je serais incapable de me venger de quelque chose. Souffrir, je sais faire. Faire souffrir, je sais pas. Grande nuance.
J'ai eu le temps d'analyser bien des choses cette semaine. Notamment une soumission, exactement celle que j'dois éviter plus tard. Mais je n'm'y attarderai pas. Et puis la crainte. Celle de chaque centimètre carré de ma peau. Un monde d'excès, prends soin de toi où que tu ailles en te couvrant. Mais sois sûre.

Cesse d'être jaloux j't'en prie. De toute façon, tu sais tout. Cafteur. Ne peux-tu t'empêcher de m'insérer dans la conversation? Y a vraiment pas de quoi. Après, tout ce à quoi j'ai droit, c'est d'la moitié. Mais à l'intérieur, c'est entier. Et moi double. Entière faim, entière plein. Et puis merde. J'ai rêvé de si jolies choses. C'est la suite logique. On diraît un renouveau... Presque un an après. Je t'aime encore... ma.


J'avoue m'être obligée à terminer cet article mais... Je ne l'aime pas.

# Posté le lundi 07 juillet 2008 16:45

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 05:24